Lors du lancement du rapport mondial 2025 sur la liberté religieuse dans le monde, tenu à l’Institut pontifical patristique augustinien de Rome, Mgr Matthew Hassan Kukah, évêque du diocèse catholique de Sokoto (Nigeria), a dénoncé la vague de meurtres et d’insécurité qu’il qualifie de « tragédie nationale ».

Il a exprimé son indignation face à la mort de nombreux Nigérians dans leur quête de subsistance, au milieu d’attaques incessantes qui, selon lui, brouillent la frontière entre criminalité et persécution religieuse.
Le rapport, a-t-il souligné, « révèle une baisse inquiétante » du respect universel de la liberté religieuse, avec « plus de 5,4 milliards de personnes vivant dans des pays où cette liberté n’est pas garantie ».
Mgr Kukah attribue la détérioration des relations interconfessionnelles à la négligence des gouvernements successifs, affirmant que l’État n’a pas réagi et a même encouragé les auteurs de violences : « L’incapacité des gouvernements fédéral et des États à mettre fin à ces meurtres a créé les conditions d’un génocide qui ravage aujourd’hui de nombreuses communautés », a-t-il déclaré, ajoutant : « Nous sommes confrontés à l’élan d’un État faible, manifestement incapable d’enrayer la descente dans l’anarchie. »
Il a également exhorté les nations occidentales, en particulier les États-Unis, à ne pas reclasser le Nigeria comme « pays particulièrement préoccupant » (CPC) en matière de persécution religieuse, un statut qu’il avait précédemment sous l’administration Trump.
Enfin, Mgr Kukah a exprimé sa gratitude envers le Saint-Siège, saluant les actions du pape Léon XIV en faveur d’une option préférentielle pour les pauvres, qu’il considère comme une voie de renouveau pour l’Église et la société.
Agence D.I.A CENCO
