novembre 25, 2025
N°59 de l’Avenue Monts Virunga, Commune Gombe ( Kinshasa / RDCONGO )
Parole de Dieu pour chaque Jour

Liturgie de la parole de Dieu du Vendredi 3 Octobre 2025                                  

Bien aimés dans le Seigneur ; salutation dans le Christ.

L’extrait du livre de Baruc dans la première lecture présente un peuple qui reconnaît sa faute devant Dieu : « nous avons péché … nous lui avons désobéi » (Ba 1, 17). Il s’agit là pour le prophète d’un cri de détresse du peuple. Ce cri de honte ne vise pas à nous accabler mais à nous réveiller : il y a une conscience du péché, mais aussi un espoir que Dieu puisse encore montrer sa tendresse et restaurer. (Ba 1, 18‑19). Oui ; Le peuple se tourne vers Dieu, non pour des excuses superficielles, mais pour demander le pardon, la restauration de la relation avec Lui.

L’extrait de l’Évangile de Luc 10,13-16 de ce jour, souligne le reproche de Jésus à Corazin, Bethsaïde, Capharnaüm. Par des paroles sévères ; Jésus s’adresse en ces termes : « Malheureuse es-tu, Corazine ! … Bethsaïde ! … Et toi, Capharnaüm … tu descendras jusqu’au séjour des morts. » (Luc 10, 13‑15). En effet ; ces villes avaient vu ses miracles, entendu ses enseignements, mais n’ont pas répondu par la conversion. Jésus ne leur reproche pas un manque d’informations, mais un manque de réponse intérieure. Christ nous appelle à entendre sa parole, à l’accueillir non seulement par les mots, mais dans la profondeur de notre vie, afin de ne pas « rejeter l’envoyé », c’est-à-dire Dieu lui-même. Tenez : Le rejet de Jésus, pour ces villes, n’est pas un rejet de l’homme Jésus uniquement, mais un refus de celui qui l’envoie — Dieu. (Luc 10, 16) Pour échapper à ce comportement ; tenons compte de ces 3 pistes ci-dessous :

Écouter n’est pas suffisant ; il faut accueillir

Il ne suffit pas de connaître les paroles de l’Évangile : il faut les accueillir dans le cœur. On peut « écouter Jésus » d’une oreille, mais continuer à vivre comme si Dieu n’avait aucun pouvoir de transformation.

Le danger de la tiédeur spirituelle

Capharnaüm, malgré sa proximité de Dieu (Jésus y prêchait), a perdu ce lien. Il y a un risque dans la vie chrétienne de devenir « familier » de l’Évangile sans laisser l’Évangile nous former, sans être transformé.

Le rejet implicite de Dieu

Jésus affirme : « Celui qui me rejette rejette celui qui m’a envoyé. » En négligeant Jésus, nous négligeons Dieu. Le Christ est l’envoyé : accepter l’un, c’est accepter l’autre.

Bref ; nous sommes invités :                                                                            A la conversion, au retour à Dieu

La prière, la confession, l’écoute attentive de la Parole, la conversion quotidienne : ce sont des moyens pour ne pas fermer notre cœur. Jésus pleure sur ces villes pour qu’elles ouvrent les yeux : il pleure encore sur les âmes qui ressemblent à ces villes.

Seigneur Jésus, tu ne veux pas simplement que nous te connaissions, mais que tu sois reçu, que tu habites nos vies. Donne-nous la grâce de ne pas fermer notre cœur, de ne pas rejeter ton message, mais de te laisser envoyer en nous. Que notre prière soit humble, notre conversion sincère, notre chemin de foi audacieux.                                          

Que Dieu nous y aide. Amen.

L’Abbé Richard KHONDE NGOMA prêtre diocésain de Boma

Correspondant D.I.A CENCO