Les évêques catholiques du Ghana, réunis au sein de la Conférence épiscopale catholique du Ghana (GCBC), soulignent dans leur message d’Avent daté du 28 novembre la profonde convergence entre la saison de l’attente chrétienne et le chemin synodal actuellement parcouru par l’Église. Dans ce texte signé par leur président, Mgr Matthew Kwasi Gyamfi, évêque de Sunyani, ils rappellent que la synodalité n’est pas « un slogan administratif, mais une disposition spirituelle » qui requiert « l’écoute courageuse, le dialogue patient et le discernement communautaire ».
Conscients du contexte national « marqué par l’injustice, l’inégalité et une confiance sociale fragile », les évêques affirment que la dynamique synodale représente « un instrument de justice et de paix ». Selon eux, elle « façonne une imagination morale capable de résister à la corruption, de renforcer la solidarité et de protéger les personnes vulnérables ».
S’appuyant sur les données des structures de Justice et Paix en Afrique de l’Ouest, les membres du GCBC notent que « les approches participatives renforcent la confiance communautaire et réduisent de manière significative les conflits, dans certaines régions de près d’un tiers au cours de la dernière décennie ». Ces résultats, écrivent-ils, montrent que « lorsque l’Église incarne la synodalité, elle devient un levain pour la transformation nationale ».
Les évêques insistent également sur la portée spirituelle du processus synodal, invitant les fidèles à redécouvrir la responsabilité mutuelle. La synodalité appelle ainsi les familles, les paroisses et les institutions ecclésiales à « résister à la dérive vers l’individualisme et à se réapproprier un engagement commun pour le bien commun ».
Dans leur message, ils expliquent que la saison de l’Avent intensifie cet appel, en rappelant que « l’histoire n’est pas dirigée par la complaisance humaine, mais par la promesse de l’avenir de Dieu ». La vigilance de l’Avent devient dès lors une vertu « qui protège la conscience et la communauté ». Ils affirment que « lorsque l’Église au Ghana vit de manière synodale, elle renforce sa mission de compagnon de la société ».
Enfin, les évêques soulignent que le témoignage fidèle de l’Église « encourage une gouvernance juste, des relations réconciliées et la poursuite d’une paix fondée sur la justice ». Un tel témoignage, précisent-ils, requiert des chrétiens formés par « la discipline spirituelle, la vigilance, l’humilité, la charité et l’espérance de l’Avent ».
Agence DIACENCO
