Le Saint-Père a accordé une audience à une délégation du groupe des Conservateurs et Réformistes européens du Parlement européen, le mercredi 10 décembre0,! 2025.
Au cours des échanges, le Souverain Pontife a rappelé que la protection du patrimoine religieux du continent européen ne vise pas seulement à sauvegarder les droits des communautés chrétiennes ni à préserver des coutumes ou traditions particulières, variables selon les lieux et les époques. Il s’agit avant tout, a-t-il souligné, de reconnaître un fait essentiel lié à l’identité profonde de l’Europe.
En plus de ses remerciements, le pape a rappelé le rôle fondamental de la représentation démocratique. « Couvrir un office important dans la société implique la responsabilité de promouvoir le bien commun », a-t-il affirmé, ajoutant qu’« un des objectifs essentiels d’un parlement est précisément de permettre l’expression et la discussion de tels points de vue ». Il a insisté sur l’importance d’un débat mené avec courtoisie et respect, caractéristique de toute société civile authentique, ainsi que sur la capacité à ne pas être d’accord, à écouter attentivement et à entrer en dialogue même avec ceux que l’on pourrait considérer comme des adversaires.
Citant saint Thomas More, le pape Léon XIV a rappelé l’appel de ses prédécesseurs selon lequel l’identité européenne ne peut être comprise et promue qu’en référence à son héritage judéo‑chrétien. Il ne s’agit pas seulement de défendre les droits des communautés chrétiennes, mais de contribuer au bien de l’ensemble de la société européenne. Il a souligné tout particulièrement l’importance des principes éthiques et des modèles de pensée issus de l’intelligence chrétienne européenne, essentiels pour sauvegarder les droits conférés par Dieu et la valeur intrinsèque de chaque personne humaine, de la conception à la mort naturelle. Ces ressources intellectuelles et spirituelles sont tout aussi nécessaires pour répondre aux défis contemporains tels que la pauvreté, l’exclusion sociale, la précarité économique, la crise climatique, la violence et la guerre.
Le pape a affirmé que la voix de l’Église doit rester garantie, notamment à travers sa doctrine sociale, et que « continuer à être entendu ne signifie pas ramener une ère passée, mais faire en sorte que les ressources fondamentales pour la coopération et l’intégration futures ne soient pas perdues ».
Se référant à Benoît XVI et à son discours à la société civile prononcé à Westminster Hall, à Londres, le 17 septembre 2010, Léon XIV a rappelé que le dialogue public dans lequel les responsables politiques jouent un rôle déterminant — est indispensable pour respecter la compétence propre de chacun et pour offrir à l’autre ce dont il a besoin, dans un processus de « purification » mutuelle permettant d’éviter les distorsions de part et d’autre.
Il a conclu en assurant sa prière afin que les responsables politiques s’engagent positivement dans ce dialogue essentiel, non seulement pour le bien des peuples d’Europe, mais aussi pour celui de toute la famille humaine.
Agence DIACENCO
