Le gouvernement, à travers le vice-Premier ministre et le ministre de l’Intérieur, a procédé mardi 2 décembre 2025 au lancement officiel des opérations de désarmement et démobilisation des miliciens Mobondo à Mbakana, dans la commune de Maluku, aux portes de Kinshasa.
La cérémonie s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (P-DDRCS).
Cette opération, qui cible près de 5 000 ex-combattants installés le long de l’axe Mfumo Nkento, intervient dans un contexte où les violences perpétrées par divers groupes armés dans la périphérie de la capitale inquiètent la population. Les habitants de Mbakana ont d’ailleurs salué cette initiative, y voyant un pas décisif vers la réduction des actes criminels, notamment ceux commis par des jeunes délinquants assimilés au phénomène Kuluna, dont les ramifications s’étendent parfois jusqu’aux zones d’influence des Mobondo.
Malgré une pluie battante, la cérémonie s’est déroulée en présence des autorités nationales et des responsables du programme. Deux armes de guerre ont été remises au vice-Premier ministre, symbolisant l’engagement du groupe Mobondo à répondre à l’appel du Chef de l’État pour un retour durable à la paix.
Au nom des miliciens, Tede Matakama a réaffirmé cette volonté :
« Nous, les Mobondo, avons accepté de déposer les armes. Que l’appel à la paix lancé par le Chef de l’État soit effectif dans tout le Plateau. Nous attendons aussi le développement : la réhabilitation des routes, la reconstruction des maisons détruites et des solutions contre la famine. »
Le vice-Premier ministre Jacquemain Shabani a salué cet acte qualifié de « geste de loyauté envers la République », soulignant qu’il ouvre la voie à la paix et à la réconciliation.
Pour sa part, Jean de Dieu Désiré Ntanga Ntita, coordonnateur national du P-DDRCS, a rappelé que ce processus constitue un levier essentiel pour restaurer l’autorité de l’État et réactiver le développement communautaire dans cette zone stratégique située à l’entrée de Kinshasa, souvent menacée par la recrudescence de la criminalité.
Agence DIA CENCO
Tiré de Radiookapi.net Radio Okapi
