Les évêques du Sénégal, de Mauritanie, du Cap-Vert et de Guinée-Bissau ont conclu leur session annuelle, tenue du 10 au 18 novembre dans le diocèse de Tambacounda. À l’issue de leurs travaux, ils appellent les gouvernements de leurs pays à améliorer les conditions sociales, économiques, politiques et sécuritaires, dans un contexte régional marqué par la précarité, l’insécurité et les tensions sociales.
Dans leur communiqué final, les treize cardinaux, archevêques et évêques exhortent les autorités à une gestion transparente des ressources naturelles, à une lutte déterminée contre la corruption et la pauvreté, ainsi qu’à des mesures efficaces pour réduire le chômage des jeunes. Ils dénoncent toute forme de violence, de manipulation des consciences et rappellent la nécessité de respecter la parole donnée en politique.
Les évêques se disent particulièrement préoccupés par la montée du terrorisme, l’insécurité croissante, ainsi que par le drame de l’immigration irrégulière qui touche de nombreux jeunes. Ils expriment leur solidarité envers les populations affectées par la cherté de la vie, les inondations et d’autres catastrophes naturelles.
Sur le plan ecclésial, la Conférence épiscopale encourage les fidèles à renforcer la collaboration avec leurs prêtres, à construire des communautés chrétiennes autonomes et solidaires, et à assurer une gestion transparente des biens de l’Église. Les évêques les invitent à être « artisans de paix, prophètes d’espérance et instruments de réconciliation » dans un contexte de fortes tensions sociales.
Les prélats ont également annoncé avoir rédigé leur exhortation pour le Carême 2026, centrée sur le thème : « Bâtir une Église synodale autonome au service du bien commun pour la promotion de la justice et de la paix ».
Enfin, ils ont invoqué la bénédiction de Dieu sur leurs pays et sur l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest.
