Pour la présidentielle du Cameroun qui aura lieu le 12 octobre, l’archevêque métropolitain de Douala, Mgr Samuel Kleda, a réitéré son appel à la paix, à la justice et à une véritable démocratie, dans un contexte marqué par l’insécurité, les tensions politiques et les incertitudes.
Dans un entretien diffusé sur Radio Vatican-Vatican News, Mgr Kleda a exprimé ses vives inquiétudes concernant ce qu’il qualifie de ‘maladie’ qui affecte la société camerounaise. Il critique la mauvaise gouvernance, la corruption et le rejet de candidatures majeures, y compris celle du principal opposant Maurice Kamto, car il pense que cela compromet la transparence du scrutin à venir. « Le Cameroun a besoin d’un nouveau paradigme et des hommes nouveaux pour sortir du bourbier où il se trouve ». D’après le prélat, il est essentiel que les citoyens s’impliquent dans des élections responsables pour établir les fondements d’une société fondée sur la paix, la justice et le bien-être collectif.
Mgr Kleda a aussi mis en garde contre une éventuelle crise post-électorale, en demandant à la communauté internationale d’intervenir pour éviter tout débordement. Selon lui, la démocratie ne peut être établie sans tolérance, dialogue, vérité et respect des libertés fondamentales.
Dans un contexte social tendu, l’archevêque de Douala met l’accent sur l’importance de promouvoir une culture de paix et de réconciliation nationale, en particulier dans les zones touchées par les conflits internes. Il invite à prier « pour implorer la paix, l’esprit d’amour et de service », tout en appelant à des réformes profondes et à une gestion plus inclusive de l’État.
En effet, l’élection présidentielle de 2025 va avoir un impact majeur sur l’avenir politique du Cameroun, qui est gouverné par Paul Biya depuis plus de quatre décennies, à l’âge de 92 ans.
Aimée M.
Source : ACIA
