Archidiocèse de Lubumbashi : À l’occasion de la Vigile pascale, Mgr Fulgence Muteba  prêche la victoire du Christ Ressuscité

Aimée MUSENGA
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Lors de la Vigile pascale qui a eu lieu le samedi 04 avril 2026 à la cathédrale Saint Pierre et Paul, Son Excellence Mgr Fulgence Muteba a partagé une profonde réflexion sur le mystère central de la foi chrétienne : la Résurrection du Christ, victoire définitive de la lumière sur les ténèbres.

Au cours de cette célébration solennelle, l’archevêque a administré les sacrements de l’initiation chrétienne à des catéchumènes : le baptême, la confirmation ainsi que l’Eucharistie, marquant ainsi leur pleine entrée dans la vie de l’Église. S’appuyant notamment sur l’épisode des disciples d’Emmaüs, l’archevêque a rappelé combien la mort tragique et l’ensevelissement de Jésus avaient plongé ses disciples dans la consternation, la peur et le désespoir. Ayant oublié les annonces du Maître, certains espéraient encore un miracle de dernière minute, tandis qu’un petit groupe demeurait caché, convaincu que tout était terminé. Cependant, cette période d’amertume fut de courte durée. « Le Christ est sorti victorieux du tombeau, et la mort elle-même a été prise à son propre piège », a souligné le prélat. Cette nuit pascale, a-t-il insisté, demeure « la plus sainte que l’Église ait jamais vécue », car elle révèle le plus grand mystère de notre foi.

Dans son homélie, Mgr Muteba s’est particulièrement arrêté sur le récit de la Résurrection dans l’Évangile selon saint Matthieu, qu’il a présenté comme une fresque composée de cinq éléments essentiels : Les femmes, premiers témoins de la Résurrection. Contrairement aux usages de l’époque, où la parole des femmes était peu considérée, ce sont elles que Dieu choisit pour être les premières témoins du tombeau vide. Présentes au pied de la croix, elles manifestent un attachement profond au Christ. Leur sensibilité face à la souffrance et leur fidélité sont ainsi honorées.

Des phénomènes extraordinaires accompagnent les événements : ténèbres entre la sixième et la neuvième heure lors de la mort de Jésus, tremblement de terre au moment de la Résurrection. Toute la création semble ainsi participer à ce bouleversement cosmique. Le tombeau vide : Le tombeau vide constitue l’unique signe matériel laissé aux disciples. Il ne s’agit pas d’une preuve imposée, mais d’une invitation à croire. La Résurrection appelle à une adhésion de foi plus qu’à une démonstration rationnelle.

Les femmes, messagères de la joie pascale : Transformées par l’événement, les femmes passent de la peur à une grande joie. Elles courent annoncer la nouvelle aux apôtres, brisant ainsi leur isolement et ravivant l’espérance. L’apparition et l’adoration : Jésus se manifeste à elles. Leur premier geste est de saisir ses pieds et de se prosterner devant lui, reconnaissant sa divinité dans un acte d’adoration.

En conclusion, Mgr Muteba a invité les fidèles à entrer pleinement dans cette dynamique pascale : quitter la peur, comme les disciples, pour accueillir la lumière du Ressuscité. Car, a-t-il rappelé, la Résurrection n’est pas seulement un événement du passé, mais une réalité vivante qui transforme encore aujourd’hui le cœur des croyants.

P. Alphonse Abedi,  ssp

Correspondant DIA

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