En la nuit sainte du samedi 4 avril 2026, la cathédrale Notre-Dame du Congo a vibré d’une joie longtemps retenue. Son Éminence le Cardinal Fridolin Ambongo a célébré la Vigile pascale, cette messe de la nuit de Pâques qui marque le passage des ténèbres à la lumière. La célébration s’est ouverte par la bénédiction du feu nouveau et la préparation du cierge pascal, symbole du Christ ressuscité, « Lumière qui dissipe les ombres de la mort ».

La procession pascale, à la lueur du cierge qui irradie peu à peu toute l’assemblée, a été suivie du chant de L’Exultet, cette proclamation de la victoire de la vie. Puis, la liturgie de la Parole a déroulé les grandes étapes de l’histoire du salut, à travers sept lectures, avant l’annonce solennelle de l’Évangile de la Résurrection. C’est alors qu’a retenti, après quarante jours de silence, le « Alléluia » si attendu, repris avec ferveur par tous les fidèles.

Le Cardinal a ensuite administré les sacrements de l’initiation chrétienne (baptême, confirmation et eucharistie) à plusieurs catéchumènes adultes, signe concret de la vie nouvelle offerte par le Christ ressuscité. Toute l’assemblée a renouvelé ses promesses baptismales, rejetant le péché et proclamant sa foi en la résurrection.

Dans son homélie, le Cardinal Ambongo a souligné que le retour de l’Alléluia n’est pas un simple rite : « C’est le cri de l’Église qui, de la nuit du sépulcre, passe à l’aurore de la vie ». Il a invité chaque fidèle à devenir porteur de cette joie pascale dans un monde blessé, et à faire de sa vie un alléluia vivant, témoignant de l’amour plus fort que la mort. La célébration s’est achevée par l’envoi en mission, alors que la cathédrale, illuminée, laissait éclater la paix et l’espérance de Pâques.
BOBENDA Daniel Correspondat DIACENCO
