décembre 4, 2025
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Kinshasa

Diocèse d’Inongo: Mgr Donatien Bafuidinsoni interpelle sur la valeur de la vie après un nouveau drame sur le lac Maï-Ndombe

À la suite du naufrage meurtrier survenu le 27 novembre 2025 sur le lac Maï-Ndombe, ayant coûté la vie à plusieurs passagers, dont des enfants, Monseigneur Donatien Bafuidinsoni Maloko-Mana, évêque du diocèse d’Inongo, a publié  ce lundi 01 décembre 2025 une lettre poignante intitulée « Nos vies ont-elles encore de la valeur ? ».

Dans ce message pastoral, consulté par la rédaction de Diacenco. Ce mercredi 03 décembre 2025 , l’évêque exprime sa profonde douleur face à la répétition des naufrages sur ce lac, notamment celui du baleinier « Doudou Bampaka », surchargé et mal encadré. Le drame a touché particulièrement la province du Maï-Ndombe, endeuillant de nombreuses familles.

« Nos vies, ont-elles encore un sens ? », s’interroge Mgr Bafuidinsoni, dénonçant l’indifférence des autorités face à ces tragédies répétées. Il condamne la négligence systémique, l’absence de régulation et la banalisation des pertes humaines. L’évêque cite notamment le Père Ferdinand Ikela Nsangi ,  récemment ordonné diacre en date du 23 novembre 2025 en la solenité du chist Roi ,  qui a été profondément touché par cette perte, quelques jours après son ordination.

Dans une prose empreinte de foi et de révolte, il appelle à une introspection collective : « Quand tolérer que des hommes, des femmes, des enfants périssent sans secours devient habituel, que reste-t-il de notre humanité ? » Il interpelle les consciences face à la désacralisation de la vie humaine, victime d’un système où les responsabilités sont diluées.

Mgr Bafuidinsoni exhorte enfin à plus de respect de la vie, rappelant aux responsables politiques et administratifs leur devoir de protéger les citoyens. Il conclut par un appel à la prière pour les victimes et un message de consolation aux familles endeuillées.

Ce drame relance une fois de plus le débat sur les conditions de transport sur les eaux congolaises, dans un pays où les tragédies fluviales continuent d’endeuiller la population, dans un silence quasi institutionnalisé.

Benjamin MUKANIRE Correspondant Diacenco