Des tensions ont été signalées dans le bidonville de Pakadjuma, situé dans la commune de Limete, au cœur de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, lit-on ce vendredi sur Phoenix app.
Selon cette source,
des engins de l’État mobilisés pour la démolition des constructions anarchiques auraient été vandalisés par des groupes de jeunes opposés à l’opération, a indiqué jeudi une source policière.
A en croire le sous-commissaire principal Chico Ngoy, commandant du poste de police de Pakadjuma, cité par la source, des habitants récalcitrants ont attaqué les machines déployées pour l’opération d’assainissement urbain.
« Des groupes de jeunes sont revenus sur le site pour lancer des projectiles contre les engins de l’État engagés dans les travaux de démolition, causant ainsi plusieurs dégâts matériels », a-t-il
Face à cette situation, les forces de l’ordre ont dû intervenir afin d’empêcher la destruction des équipements publics et de sécuriser la zone.
Le responsable policier a précisé que les agents ont procédé à des tirs de sommation en l’air, uniquement pour disperser les manifestants et empêcher les actes de vandalisme.
« Les tirs ont été effectués sans intention de blesser qui que ce soit, mais uniquement pour disperser les fauteurs de troubles », a souligné l’officier de police.
L’intervention s’est déroulée avec l’appui des éléments du Groupe mobile d’intervention (GMI) de Limete afin de rétablir l’ordre public et permettre la poursuite des opérations de démolition.
Depuis le lancement de cette opération visant à démanteler les habitations précaires de Pakadjuma, les engins de démolition stationnés sur le site sont régulièrement pris pour cible par certains habitants opposés à la délocalisation.
Plus tôt dans la semaine, le mardi 10 mars, un poste de police situé dans le quartier Socopao, au sein du bidonville de Pakadjuma, avait également été vandalisé par des individus contestataires après le départ forcé des occupants.
Ces opérations s’inscrivent dans une politique de réorganisation urbaine et d’assainissement de la ville de Kinshasa, visant à lutter contre les constructions anarchiques et à promouvoir un urbanisme plus sécurisé, durable et respectueux des normes d’aménagement.
Les autorités appellent ainsi les habitants au calme, au dialogue et à la coopération avec les services de l’État, afin de garantir que les transformations urbaines se déroulent dans un climat de paix et dans l’intérêt du développement de la capitale congolaise.
Bertin K
DIA-CENCO /Tiré de Phoenix
