Du 9 au 10 septembre 2025, s’est tenu à Addis-Abeba, en Éthiopie, sous l’égide de l’Union africaine, le deuxième sommet africain sur le climat. Ce rassemblement a réuni des chefs d’État, des responsables religieux, des ONG et de jeunes militants engagés.
L’enjeu est de taille : les Africains sont appelés à assumer collectivement leurs responsabilités et à faire valoir leurs priorités dans la lutte contre le changement climatique.
Selon Zénith, le sommet met particulièrement l’accent sur la jeunesse africaine, notamment les enfants, souvent absents des grandes décisions politiques, alors qu’ils sont les premières victimes des dérèglements climatiques. Valérie Sorgho Koutou, conseillère en plaidoyer et politique pour les droits de l’enfant chez Save the Children, souligne leur vulnérabilité physique : « Les enfants ont un organisme fragile dû à leur âge. La manière dont les changements climatiques affectent leur santé est différente de celle des adultes. »
D’après le document officiel cité par Zénith, l’Afrique ne représente qu’environ 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, mais elle en subit les conséquences les plus graves. La quête d’une justice climatique et de financements adaptés devient ainsi une urgence politique et morale. Lors des inondations, les enfants sont les premiers exposés aux risques de famine et à l’interruption de leur scolarité, en raison de la destruction des infrastructures éducatives.
Dans un communiqué publié le 9 septembre, une dizaine d’organisations de défense des droits de l’enfant ont lancé un appel pressant aux chefs d’État africains.
À Addis-Abeba, les voix convergent vers une exigence commune : donner à l’Afrique les moyens et la responsabilité de devenir l’architecte de son propre avenir écologique.
Alors que le sommet se poursuit jusqu’au 10 septembre, les participants espèrent que leurs appels seront entendus et que des engagements concrets seront pris, à la hauteur des défis climatiques que le continent affronte déjà de plein fouet.
Aimée M.
Agence D.I.A CENCO
