Quatrième Dimanche du temps de l’Avent/ Année A

Aimée MUSENGA
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(1ere lect.: Is.7, 10-16; Ps. 23 (24); 2eme lect.: Rm 1, 1-7; Evang. Mt 1,18-24)

La liturgie de ce quatrième dimanche nous propose le récit de l’annonciation. Elle met en scène deux femmes enceintes et deux naissances qui s’annoncent. Saint Paul quant à lui fait un credo de Noel. En allumant la quatrième et dernière bougie, mettons-nous en route vers Celui qui est à nos portes. Demandons au Seigneur la grâce de venir éclairer et réchauffer nos cœurs et notre monde.

La première lecture est un récit prophétique situé au huitième siècle avant Jésus-Christ, sous le règne du roi Achaz, à une époque où Juda était menacé par des armées étrangères. Face à ce danger, le jeune roi d’Israël va abandonner le vrai Dieu pour se tourner vers les dieux païens, espérant ainsi obtenir leurs faveurs. C’est également le cas pour nous lorsque nous pensons à ces dieux qui occupent une grande place dans notre vie : l’argent, les richesses, la recherche du profit. Aujourd’hui, le prophète Isaïe invite le roi Achaz et chacun de nous à se tourner vers le seul vrai Dieu en qui nous pouvons avoir confiance.

La deuxième lecture est la toute première lettre que saint Paul écrit aux Romains, une communauté qu’il n’a ni fondée, ni encore visitée. Il se présente comme serviteur du Christ, appelé à être apôtre et mis à part pour l’évangile. Comme Isaïe, saint Paul a été affronté à l’incrédulité et à la persécution, mais cela ne l’a pas empêché d’annoncer Jésus. L’apôtre Paul nous montre ainsi que la mission est un don qui va jusqu’au « don de soi-même ». Aujourd’hui, beaucoup refusent d’entendre parler du vrai sens de Noel, de Jésus, de Marie et de la crèche. Cependant, le message de Jésus doit s’étendre dans le monde. Notre mission n’est pas seulement de faire croire aux autres que Noel, ce sont les décorations de nos maisons et de nos rues, mais de témoigner du Christ dans le cœur des personnes que le Seigneur a mises sur notre chemin.

Dans l’évangile, il s’agit de la réponse à la détresse de Marie, et de l’annonce faite à Joseph par l’ange. Grâce à son écoute et à sa disponibilité, Joseph devient le gardien de Marie, de Jésus et de l’Eglise. Nous ne pourrons vivre pleinement Noel que si nous accueillons Marie, notre Mère, et l’Enfant Jésus chez nous. Ce n’est qu’en priant, en écoutant et en faisant la volonté de notre Seigneur que nous pourrons, à l’image de Joseph, participer au projet de Dieu. Mes bien-aimés, le Seigneur est à l’œuvre. Il nous rejoint au cœur de nos interrogations et de nos perplexités. Face à des situations complexe, c’est lui qui prend l’initiative de venir à notre rencontre. A nous de jouer le rôle qu’il attend de nous. Mes bien-aimés, comment une société qui tourne le dos à Dieu et détruit la dignité humaine peut-elle célébrer le mystère d’un « Dieu fait homme » ? Comment peut-on célébrer Noel dans une société qui proclame la mort d’un Dieu expulsé de nos vies ? La mort de l’autre qui est mon semblable ? Et qui déclare la mort de la morale qui régie notre conscience ? L’homme ne sait plus finalement ce qu’il veut. Dieu nous propose aujourd’hui de le rencontrer dans le silence de notre être, car il s’est fait homme pour être désormais proche de nous. En cette année du jubilé de l’Esperance, demandons au Seigneur la grâce de renouveler notre jardin intérieur, où va naitre le sauveur. Amen !

John Munganga, SJ

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