Le Parlement italien a franchi une étape cruciale en réintroduisant la fête de saint François d’Assise comme jour férié national. Le 23 septembre dernier, la Chambre des députés, chambre basse du Parlement, a approuvé le projet de loi à une large majorité : 247 voix pour, seulement 2 contre et 8 abstentions. Ce vote témoigne du consensus suscité par cette initiative portée par le groupe de centre-droit Noi Moderati (« Nous, Modérés »).
Cependant, pour que la mesure entre définitivement en vigueur, elle doit encore recevoir l’aval du Sénat, seconde chambre du Parlement italien. Bien qu’aucune date n’ait encore été fixée pour ce scrutin, son approbation finale semble largement envisageable.
Saint-François, reconnu comme saint patron de l’Italie, retrouverait ainsi une place officielle dans le calendrier national, après que cette fête a été supprimée en 1977. Ce retour revêt une importance symbolique particulière, puisque l’année 2026 marquera le 800e anniversaire de la mort du saint, survenue en 1226.
Lorenzo Fontana, président de la Chambre des députés, s’est félicité de ce premier feu vert en déclarant : « Je me réjouis que l’Assemblée ait donné son accord à cette proposition. Redécouvrir saint François, c’est aussi raviver un message de paix qui demeure aujourd’hui plus pertinent que jamais. »
Le calendrier italien compte actuellement douze jours fériés nationaux, dont huit fêtes religieuses majeures : l’Épiphanie (6 janvier), le lundi de Pâques, l’Assomption (15 août), la Toussaint (1er novembre), l’Immaculée Conception (8 décembre), Noël (25 décembre) et la fête de saint Étienne (26 décembre). Certaines de ces célébrations varient selon les régions, notamment la solennité des saints patrons locaux, comme saint Pierre et saint Paul, dont la fête du 29 juin est fériée uniquement à Rome.
Par ailleurs, quatre jours fériés nationaux commémorent des événements civils importants : le Nouvel An (1er janvier), la libération de l’Italie du nazifascisme (25 avril), la fête du Travail (1er mai) et la naissance de la République italienne (2 juin).
Ainsi, si le Sénat confirme son soutien, le 4 octobre rejoindra cette liste officielle, avec toutes les implications légales et sociales qu’implique un jour férié national : fermeture des établissements professionnels, interdiction de certaines transactions juridiques, rémunération majorée pour les salariés travaillant ce jour, ainsi que l’attribution d’indemnités spécifiques.
Cette décision est également saluée par la communauté franciscaine. Le père Giulio Cesareo, porte-parole des moines franciscains d’Assise, a souligné que la ville, berceau du saint, accueille cette nouvelle avec une grande joie mêlée d’un profond sens des responsabilités. Le maire, Valter Stoppini, a insisté sur le rôle unificateur de cette fête pour l’ensemble du pays, rappelant qu’elle est le fruit d’un engagement long et transversal.
Aimée M
Agence D.I.A CENCO
Source: Zénith
