La paroisse Saint-Esprit du diocèse de Goma a connu le rythme de la joie pascale ce dimanche 5 avril 2026, à l’occasion de la célébration de la résurrection du Christ. Dans une homélie profonde et méditative, Son Excellence Willy Ngumbi Ngengele a conduit les fidèles à redécouvrir le sens véritable de ce jour unique dans l’histoire de l’humanité.
Dès l’entame de sa prédication, l’évêque de Goma a repris avec force les paroles du psaume :
« Voici le jour que fit le Seigneur : qu’il soit pour nous jour de fête et de joie ! »
Avant de poser une question essentielle à l’assemblée : « Mais de quel jour s’agit-il réellement ? »
Répondant lui-même, il a précisé :
« Il s’agit du jour de la Résurrection, le premier jour de la semaine, ce matin unique où tout a basculé dans l’histoire de l’humanité. »
S’appuyant sur le récit de l’Évangile selon saint Jean, Mgr Willy Ngumbi Ngengele a rappelé les circonstances de cet événement fondateur de la foi chrétienne :
« C’était le premier jour de la semaine, de grand matin ; il faisait encore sombre. Marie-Madeleine se rend au tombeau et voit que la pierre a été enlevée de l’entrée. »

Dans une assemblée attentive, il a décrit ce moment avec une profondeur spirituelle marquante :
« Un matin silencieux, encore enveloppé d’obscurité. Un moment discret, presque caché aux yeux du monde. Et pourtant, c’est là que jaillit la plus grande lumière. »
L’évêque a ensuite mis en lumière la figure de Marie-Madeleine, modèle de fidélité et d’amour :
« Animée d’amour, elle se rend au tombeau pour accomplir les rites funéraires… Mais ce qu’elle découvre dépasse toute attente humaine : la mort n’a pas eu le dernier mot. Le tombeau est vide. »
Pour le pasteur de Goma, ce geste simple devient un tournant décisif :
« Ce geste, se rendre au tombeau, devient le point de départ d’une espérance nouvelle. Ce que l’homme croyait perdu se révèle vivant. Ce que l’on pensait scellé est désormais ouvert. »
S’adressant directement aux fidèles, il a insisté sur la portée universelle de ce jour :
« Frères et sœurs, ce jour n’est pas un jour comme les autres. »
Puis, dans une proclamation solennelle, il a résumé le cœur du message pascal :
« C’est le jour où la vie triomphe de la mort,
le jour où la lumière perce les ténèbres,
le jour où Dieu accomplit sa promesse. »
Reprenant une nouvelle fois le refrain du psaume, il a martelé :
« Oui, c’est le jour que fit le Seigneur. »
Un jour, a-t-il poursuivi, porteur d’un appel profond pour chaque croyant :
« Un jour qui appelle la foi, un jour qui invite à la joie, un jour qui transforme nos vies. »
Dans cette lumière pascale, les fidèles de la paroisse Saint-Esprit sont repartis porteurs d’un message clair : au cœur des obscurités humaines, la résurrection du Christ demeure une source inépuisable d’espérance, appelée à se traduire concrètement dans la vie quotidienne par des gestes de foi, de paix et de renouveau.
J-Rostand VUSANGI M, Correspondant DIA CENCO depuis Goma.
