Entre le 28 décembre 2025 et le 3 janvier 2026, des bandits armés ont tué au moins 49 personnes dans les États du Niger et de Kebbi, semant la panique et aggravant le traumatisme des enfants récemment libérés de l’école catholique de Papiri.
Mgr Bulus Dauwa Yohanna, évêque de Kontagora, rapporte que les élèves et adolescents libérés en plusieurs étapes après leur enlèvement du 21 novembre 2025 ont été contraints de se cacher dans la brousse avec leurs familles face à ces nouvelles incursions, alors que les forces de sécurité peinent à intervenir.
Le premier raid a eu lieu le 28 décembre dans le village de Kaiwa, faisant cinq morts et détruisant maisons et greniers, avant de se poursuivre dans les villages de Gebe et Shafaci, où le poste de police local a été attaqué. Le 2 janvier, l’église catholique de Sokonbora a été vandalisée, ses objets liturgiques détruits et des biens volés.
Le 3 janvier, le marché de Kusuwan Daji a été le théâtre d’une attaque particulièrement sanglante, avec 42 hommes exécutés et des commerces incendiés. Les victimes étaient de différentes confessions religieuses, et plusieurs femmes et enfants ont été enlevés.
Mgr Yohanna appelle les communautés locales à rester unies malgré les tensions ethniques et religieuses, et exhorte les autorités à traduire les auteurs de ces crimes odieux en justice et à garantir la sécurité de tous.
Agence DIA CENCO
Source : Agence Fides
