L’attaque violente du 11 août contre la paroisse Saint-Paul d’Aye-Twar, dans l’État de Benue, au centre du Nigeria, a été catégoriquement condamnée par l’Association des Prêtres diocésains catholiques du Nigeria (NCDPA).
Dans un communiqué publié le mercredi 13 août, les prêtres ont dénoncé une attaque qu’ils qualifient de barbare ayant provoqué la démolition de l’église paroissiale, du secrétariat, de la maison du prêtre, ainsi que des équipements pastoraux, des véhicules et des biens personnels. Le curé de la paroisse a été contraint de fuir, laissant la communauté sans encadrement spirituel. « Cette attaque malveillante a laissé dans son sillage la profanation de lieux saints, la perte de biens essentiels et l’abandon de 26 implantations paroissiales, désormais occupées depuis longtemps par des milices peules armées », déplore l’association.
Cette association de prêtres désapprouve le silence et l’inaction du gouvernement fédéral et des forces de sécurité face à ce qu’ils considèrent comme des attaques répétées et ciblées contre les communautés chrétiennes de la région. « Cet événement génocidaire ne représente pas seulement une attaque contre l’Église catholique, mais une agression contre les institutions étatiques, les autorités traditionnelles et tous les citoyens du Nigeria », ont-ils déclaré.
Appel à la justice et à la sécurité
L’Association des Prêtres diocésains catholiques du Nigeria exige que les gouvernements des États de Benue et de Taraba mènent une enquête conjointe, identifient les auteurs et reconstruisent immédiatement la paroisse. Aux autorités de garantir la sécurité des personnes et des terres dans l’État de Benue, en soulignant l’urgence de mesures concrètes pour prévenir de nouvelles attaques. Elle exhorte également la communauté internationale à reconnaître ces actes en tant que persécution religieuse persistante dans certaines régions du Nigeria.
Malgré cette attaque, l’Église catholique de Katsina-Ala maintient son engagement en faveur de la paix et du dialogue intercommunautaire dans la région trouble de Sankera.« Les structures physiques peuvent être incendiées, mais la foi que nous professons vit dans nos cœurs et ne peut jamais être détruite par la violence », affirme le communiqué. La NCDPA exprime sa solidarité envers Mgr Isaac Bundepuun Dugu, évêque du diocèse, et salue ses efforts pour la réconciliation locale.
Ils demandent à toutes les paroisses et institutions du diocèse de prier et de jeûner pendant neuf jours, ainsi qu’aux catholiques du monde entier et aux personnes de bonne volontéde se joindre à leur démarche spirituelle.
« Que Notre Mère du Perpétuel Secours et la Reine de la Paix continue d’intercéder pour nous », conclut l’appel.
Aimée M.
Agence DIA CENCO
Source: ACIA
