Après environ deux mois passés en captivité, un prêtre catholique nigérian enlevé lors d’une attaque armée a retrouvé la liberté. Le père Bobbo Paschal, kidnappé le 17 novembre 2025 au cours de l’attaque de la paroisse Saint-Étienne dans l’archidiocèse catholique de Kaduna, a été libéré le 17 janvier 2026, a confirmé le siège métropolitain.
Dans un communiqué diffusé au nom de l’ordinaire du lieu, le chancelier de l’archidiocèse de Kaduna, le père Christian Okewu Emmanuel, a relayé la déclaration de l’archevêque Mathew Man-Oso Ndagoso annonçant que le père Paschal avait été libéré « des mains de ses ravisseurs aujourd’hui, 17 janvier 2026 ».
Le communiqué fait également état de « la profonde gratitude » de l’archevêque Ndagoso « envers les agences de sécurité pour leurs efforts inlassables, ainsi qu’envers toutes les personnes de bonne volonté pour leurs prières, leur soutien et leur solidarité durant cette période d’angoisse et d’incertitude ».
Le Nigeria fait actuellement face à une recrudescence des violences perpétrées par des groupes criminels armés, responsables d’attaques aveugles, d’enlèvements contre rançon et, dans certains cas, de meurtres.
Depuis 2009, l’insurrection de Boko Haram, un groupe extrémiste cherchant à transformer le pays le plus peuplé d’Afrique en un État islamique, constitue un défi sécuritaire majeur. À cette menace s’ajoute une insécurité persistante dans plusieurs régions, aggravée par l’implication de bergers fulani, majoritairement musulmans, souvent qualifiés de milice fulani.
L’enlèvement du père Paschal s’inscrit dans une longue série de kidnappings visant des membres du clergé catholique au Nigeria. En juillet dernier, trois séminaristes mineurs avaient été enlevés lors d’une attaque armée contre le petit séminaire de l’Immaculée Conception, dans le diocèse catholique d’Auchi. Malgré les appels lancés à leurs ravisseurs et le paiement de rançons, les trois jeunes avaient subi des mois de mauvais traitements. Deux ont finalement été libérés, tandis que le troisième est mort en captivité.
Récemment, le président américain Donald Trump a inscrit le Nigeria sur la liste des pays particulièrement préoccupants (CPC). Une décision que le vice-chancelier de l’université Veritas d’Abuja interprète non comme un acte d’hostilité, mais comme une opportunité pour les autorités nigérianes de renforcer la coopération internationale face aux défis sécuritaires.
Agence de presse DIA-CENCO
Tiré de ACI Afrique
