À Niamey, le lundi 15 septembre, un groupe d’hommes armés circulant à moto a tué vingt-deux personnes lors d’une cérémonie de baptême dans le village de Takoubatt, situé dans la région de Tillabéri, à l’ouest du Niger. Cette zone frontalière du Burkina Faso et du Mali est régulièrement ciblée par des groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique (EI).
Selon un témoin cité par l’AFP, quinze personnes ont été tuées sur les lieux de la cérémonie, avant que les assaillants ne poursuivent leur attaque dans des localités voisines, causant sept autres victimes. L’événement a plongé la communauté locale dans le deuil et la peur.
L’attaque a été confirmée par les autorités nigériennes, qui n’ont toutefois pas communiqué de bilan précis. De son côté, l’armée a indiqué avoir lancé une opération en réponse à un signalement de vol de bétail, mais ses troupes auraient été prises au piège.
La situation sécuritaire au Niger continue de se dégrader depuis le coup d’État militaire de juillet 2023, mené par le général Abdourahmane Tchiani. Malgré les promesses de rétablir la stabilité, les attaques jihadistes se multiplient, faisant de nombreuses victimes civiles.
Human Rights Watch dénonce une recrudescence des violences depuis mars 2025, avec plus de 127 civils tués dans l’ouest du pays. L’organisation affirme également que les autorités ne répondent pas aux alertes des populations locales, exposant ainsi des communautés entières à des risques accrus.
Aimée M.
Agence D.I.A CENCO
