Népal : une simple censure numérique entraîne la démission du Premier ministre

Aimée MUSENGA
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En deux jours, le Népal a basculé dans une insurrection fulgurante. La décision des autorités de bloquer Facebook, TikTok, YouTube et 23 autres plateformes a déclenché une vague de colère inédite. Les jeunes, excédés par la corruption et les privilèges de l’élite, sont descendus dans la rue, incendiant le Parlement et affrontant les forces de l’ordre. Bilan : au moins 19 morts et la chute du Premier ministre, exfiltré en urgence.

Cette révolte, née d’une simple mesure de censure, révèle la fracture profonde entre une génération Z connectée, avide de changement, et un pouvoir jugé opaque et déconnecté. Des ministres ont été pris à partie, plusieurs résidences politiques incendiées, et l’armée déployée tardivement pour tenter de rétablir l’ordre.

Face à cette crise, les appels à l’apaisement se multiplient. Le président Ramchandra Paudel a exhorté au dialogue, soutenu par le Haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme et par l’Inde, voisine inquiète pour la stabilité régionale.

Dans le tumulte, une voix populaire émerge : Balendra Shah, maire de Katmandou, qui appelle la jeunesse à la retenue et au sens des responsabilités. Un signe que, malgré la violence, la recherche d’une transition pacifique demeure possible.

Bertin K

Agence DIA CENCO

Source : TV5MONDE

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