Au terme de quatre jours d’intenses travaux au Centre d’Accueil Caritas de Kinshasa, Mgr Richard Kazadi Kamba a officiellement clôturé la XVIIᵉ Session de formation des Formateurs des Séminaires de la RDC. Plaçant la synodalité comme style incontournable de l’Église et principe structurant de la formation sacerdotale, l’évêque de Kolwezi et président de la commission épiscopale des séminaires et du Clergé, a appelé à former des prêtres missionnaires, capables de communion, de transparence et de coresponsabilité, pour une Église comprise désormais comme une communauté qui marche ensemble.

Tenue du 19 au 22 janvier 2026 au Centre d’Accueil Caritas de Kinshasa, la XVIIᵉ Session de formation des Formateurs des Séminaires de la République Démocratique du Congo s’est achevée dans un climat de profonde communion ecclésiale. Sous le thème « Former pour marcher ensemble. La synodalité dans la formation des futurs prêtres », cette rencontre annuelle a rassemblé les formateurs des grands séminaires autour d’une réflexion de fond sur l’avenir du ministère presbytéral dans une Église résolument synodale.
Dans son allocution de clôture, Mgr Richard Kazadi Kamba, évêque de Kolwezi et président de la Commission Épiscopale des Séminaires et du Clergé (CESC), a rappelé avec force que la synodalité n’est ni un slogan ni un programme passager, mais un impératif ecclésial, un style de vie qui engage toute l’Église.

Le séminaire, a-t-il souligné, a pour mission de former des pasteurs pour cette Église comprise comme une communauté synodale. À la question du type de prêtre que l’Église entend former aujourd’hui, il a répondu sans détour : un prêtre missionnaire, capable de sortir de lui-même, de reconnaître les fidèles comme des frères et sœurs avec qui marcher ensemble, dans un esprit de transparence, de redevabilité et de bonne gouvernance, loin de toute gestion personnelle ou cléricale de l’Église.
Les travaux ont mis en lumière l’importance du Document final de la XVIᵉ Assemblée Générale Ordinaire du Synode des Évêques sur la synodalité, convoquée par le Pape François, ainsi que de la Ratio Fundamentalis Institutionis Sacerdotalis, désormais relue à la lumière de cette dynamique synodale. Il s’agit de former des prêtres équilibrés, proches du peuple, attentifs aux plus vulnérables et capables de travailler ensemble dans la communion, la participation et la mission.
Prenant la parole, l’Abbé Augustin Kamb Kanz, secrétaire de la Commission épiscopale des Séminaires et du Clergé et principal organisateur de la session, a rappelé que cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la formation permanente des formateurs.
Selon lui, l’originalité de cette édition annuelle réside moins dans son format que dans l’énergie nouvelle apportée par la synodalité, qui appelle les formateurs à changer leur manière de voir, de gérer, de discerner et de transmettre, afin de préparer efficacement les prêtres de demain à vivre et à promouvoir ce style ecclésial.

Plusieurs défis majeurs ont été identifiés au cours des assises : défis organisationnels (profil et nomination des formateurs, sélection des séminaristes, gestion des ressources), défis spirituels (formation des animateurs spirituels et maturation intérieure), défis pédagogiques (qualité et méthodes d’enseignement), ainsi que les exigences matérielles et financières des séminaires. Face à ces enjeux, la synodalité est apparue comme un véritable chemin de discernement et de responsabilité partagée.
Sur le plan spirituel, la célébration eucharistique présidée par l’Abbé Frédéric Lunda, du Grand Séminaire de Mayidi, a marqué les participants. Dans son homélie, il a rappelé que l’on ne peut marcher ensemble dans l’Église sans marcher d’abord avec le Christ, soulignant que la synodalité n’est pas une simple concertation humaine, mais un témoignage de foi et de communion voulu par Dieu lui-même.
Au nom des participants, leur représentant a exprimé une vive gratitude aux évêques de la CENCO, particulièrement à Mgr Richard Kazadi et à toute l’équipe de la CESC, pour la pertinence du thème, la qualité de l’organisation et la richesse des échanges. Il a salué une session marquée par la fraternité, le partage d’expériences et des acquis concrets à transmettre dans les différents lieux de formation et de ministère.
Parmi les conférenciers, le Révérend Père Professeur Jean-Baptiste Malenge Kalunzu a apporté une contribution remarquée, à la fois comme intervenant et comme participant, enrichissant la réflexion théologique et pastorale autour de la synodalité.
En clôturant officiellement les travaux, Mgr Richard Kazadi a confié le ministère des formateurs à l’intercession de la Vierge Marie, Notre-Dame de la Sagesse, les exhortant à demeurer des artisans humbles et fidèles de la communion ecclésiale. Ainsi s’est refermée une session appelée à laisser une empreinte durable dans la formation sacerdotale en RDC, sur le chemin d’une Église qui choisit résolument de marcher ensemble pour la mission.
Bertin K.
Agence de presse DIA-CENCO
