L’évêque s’est exprimé ainsi à l’issue de la messe célébrée le mardi 11 août 2026 en la paroisse Saint-Pierre Claver de Nguba, à Bukavu, à l’occasion de la profession des vœux temporaires et perpétuels des Sœurs Scholastiques Franciscaines du Christ-Roi.

Dans son intervention, Mgr Émile Mushosho Matabaro a évoqué les défis pastoraux auxquels est confronté le diocèse de Dungu-Doruma, vaste Diocèse situé dans le nord-est de la République démocratique du Congo.
Selon les chiffres présentés par l’évêque, le diocèse couvre une superficie d’environ 44 000 km² et compte 13 paroisses, desservies par 45 prêtres diocésains et 12 prêtres missionnaires, auxquels s’ajoutent plusieurs religieux. Malgré ces effectifs, les besoins pastoraux demeurent importants au regard de l’étendue du territoire. « Le travail est abondant, mais les ouvriers sont peu nombreux », a déclaré Mgr Mushosho.
Face à l’ampleur de la mission pastorale, l’évêque de Dungu-Doruma a invité certaines congrégations religieuses à venir s’implanter dans son diocèse afin de contribuer à l’œuvre d’évangélisation.

Il a peint Dungu-Doruma comme un milieu essentiellement rural qui exige disponibilité, engagement et esprit de sacrifice. Il a ainsi appelé les éventuels missionnaires à s’inspirer de l’exemple des premiers évangélisateurs, qui ont accepté de nombreux sacrifices pour annoncer l’Évangile dans cette région. « C’est un milieu rural qui demande du sacrifice, comme nos premiers missionnaires qui se sont sacrifiés pour venir nous évangéliser », a-t-il souligné.
Mgr Émile Mushosho Matabaro a également invité les fidèles à prier pour le diocèse de Dungu-Doruma afin qu’il puisse poursuivre sa croissance pastorale et bénéficier de nouvelles vocations sacerdotales et religieuses.

L’évêque a relevé que, dans certaines régions, les vocations à la vie consacrée sont plus nombreuses, tandis que leur nombre reste relativement faible dans son diocèse. Cette situation, estime-t-il, doit pousser l’Église locale à intensifier la promotion et l’accompagnement des vocations. Il a ainsi appelé à prier afin que le diocèse puisse « grandir et donner des vocations ».
Dans son intervention, l’évêque a particulièrement insisté sur le rôle de la famille dans l’émergence et l’accompagnement des vocations. Il a encouragé les parents à soutenir leurs enfants lorsque ceux-ci manifestent le désir de consacrer leur vie à Dieu, estimant que la famille doit être un cadre favorable au discernement et à la maturation de la vocation. « Encourageons nos parents qui continuent à faire de la famille une terre de vocation », a-t-il exhorté.

Pour Mgr Mushosho, les difficultés rencontrées dans certaines parties du pays en matière de vocations peuvent également être liées à une fragilisation de la famille. D’où son appel à renforcer l’accompagnement familial des jeunes dans leur cheminement vocationnel.
Au terme de la célébration, Mgr Émile Mushosho Matabaro a également rendu grâce à Dieu pour avoir permis la tenue de cette rencontre. Il s’est dit heureux d’avoir partagé ce moment avec les Sœurs Scholastiques Franciscaines du Christ-Roi, particulièrement en cette période où l’Église célèbre la mémoire de Sainte Claire, figure majeure de la spiritualité franciscaine.
Benjamin MUKANIRE correspondant DIA-CENCO dans l’Archidiocèse
