Ce 18 février, l’Église catholique célèbre le mercredi des Cendres, ouvrant le temps liturgique du Carême. Pendant quarante jours, les fidèles sont invités à un chemin de conversion, de prière et de pénitence en préparation à la célébration de la Résurrection du Christ à Pâques.

À la CENCO, les évêques membres du Comité Permanent, réunis pour leur session statutaire, ont commencé par la messe des Cendres, à laquelle étaient conviés les membres du personnel. Dans son homélie, Mgr Fulgence Muteba Mugalu le président de la CENCO a insisté sur l’importance de la conversion : « Le temps du Carême que nous commençons aujourd’hui est une école spirituelle. Il nous apprend à purifier nos intentions et à tourner notre regard vers Dieu, qui doit demeurer au centre de notre vie. La tentation est grande, en effet, de nous placer au centre. Que nos gestes de piété et nos engagements chrétiens ne deviennent pas une manière de nous chercher nous-mêmes, de poursuivre notre intérêt ou notre reconnaissance, mais qu’ils soient une véritable quête de Dieu. (…) »

L’imposition des cendres, geste central de cette liturgie, constitue un signe fort de l’entrée en Carême. Les cendres, bénies au cours de la célébration, sont considérées comme des sacramentaux : des signes sacrés qui disposent les croyants à accueillir la grâce de Dieu et à vivre plus intensément les sacrements.
Au moment de leur imposition, deux formules peuvent être prononcées :
– « Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras à la poussière »
– « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile »
Ces paroles rappellent à la fois la fragilité de la condition humaine et l’appel pressant à la conversion. Le geste n’est donc pas un simple symbole extérieur, mais l’expression visible d’un engagement intérieur.

Le Carême invite ainsi à un changement profond du cœur. Il ne s’agit pas seulement d’observer des pratiques religieuses, mais de se laisser transformer intérieurement de corriger ses imperfections et de renouveler son attitude devant Dieu et les autres. La conscience de nos limites ne conduit pas au découragement, mais à un effort sincère pour progresser dans le bien.
Traditionnellement, l’Église propose trois moyens concrets pour vivre ce temps : le jeûne, la prière et l’aumône.
– Le jeûne aide à maîtriser les désirs et à fortifier la vie intérieure.
– La prière nourrit la relation personnelle avec Dieu.
– L’aumône ouvre à la charité et à la solidarité envers les plus fragiles.
Ces pratiques, vécues avec constance, visent une conversion authentique et durable.
En recevant les cendres, les fidèles expriment leur désir de revenir à Dieu et de marcher vers la lumière pascale. Ce signe d’humilité et d’espérance ouvre un itinéraire spirituel qui conduit, à travers la Passion et la Croix, à la joie de la Résurrection.
Agence DIACENCO
