Lecture du jour
Rm 4, 20-25
lc 12, 13-21
Chers frères et sœurs,
« La vie d’un homme ne se réduit pas aux biens qu’il possède » (v.15). C’est la leçon qui se dégage de l’enseignement de Jésus ce matin.
Les biens matériels que nous possédons, malgré qu’ils nous aident à mener une existence paisible ici-bas, nous conduisent à des situations aussi compliquées par moment. Beaucoup de conflits familiaux et interpersonnels que nous vivons viennent en grande partie de nos avoirs. C’est l’occasion même dont se saisit le Seigneur Jésus pour la mise en garde sur l’usage de biens matériels aux deux jeunes gens en conflit.
Il prend pour preuve une parabole. Il s’agit d’un homme riche qui fut comblé de belles récoltes. Il pensa alors agrandir ses greniers afin de les conserver. Ainsi, il ne manquerait plus de rien pendant de nombreuses années et pourrait se contenter juste de manger. Malheureusement pour lui, ses jours connurent leur fin et son âme lui fut réclamée ce soir même.
Tout en sachant l’importance capitale des biens matériels, son rôle fondamental pour notre vie, le Christ nous invite au détachement, car la richesse assure peut-être le bien-être, mais pas la garantie de notre vie ? Notre vie est garantie par Dieu. Les biens nous viennent de lui. Abraham en a bien fait l’expérience, comme saint Paul nous le révèle. Nous attacher d’abord à Dieu, la Source de tout et même de toute possession maternelle. Il est très malheureux de constater la façon dont nous nous entredéchirons à cause des avoirs et autres intérêts matériels sans tenir compte de l’essentiel de la vie du chrétien.
Humainement parlant, Abraham avait toutes les raisons de désespérer, de douter de son avenir : il était trop âgé pour avoir un enfant. Dans cette situation sans issue, Abraham s’en est remis à Dieu, lui confiant le soin de la surmonter, et de lui créer un avenir meilleur.
Devant cette interprétation de Jésus, nous pouvons nous poser la question de savoir comment nous considérons les biens matériels qui nous aident dans la vie. C’est comme une fin ou un moyen ? Avoir des biens n’est pas une mauvaise chose. Ce que le Christ condamne, c’est l’attachement que nous avons pour ces biens. Nous oublions que ça finit et que nous sommes nous-mêmes des êtres finis.
Amen
Abbé Anaclet MBELE NGANGU, prêtre de popokabaka
