Frères et Sœurs dans le Christ !
En ce Jeudi de la 30e semaine du Temps Ordinaire de l’année liturgique C, l’Église notre Mère nous donne un seul enseignement à travers les lectures proposées en notre méditation : « Comment garder notre tranquillité dans l’accomplissement de notre mission de l’annonce de la Bonne Nouvelle, malgré les adversités du monde ».
Dans la première lecture (Première épitre de Saint Paul aux Romains 8,31b-39), Saint Paul nous enseigne qu’en tant que chrétien, aucune réalité du monde ne doit nous séparer du Christ. Paul fonde cette conviction sur une certitude : avec Dieu, rien ne nous ébranlera, car, son Christ a déjà vaincu toute puissance du monde par sa passion et sa résurrection des morts. Voilà pourquoi nous devons être sans crainte. Les épreuves telles que la détresse, l’angoisse, la persécution, la faim, le dénuement, le danger, le glaive… ne sont pas au dire de Paul, d’obstacles inébranlables pour celui qui veut servir le Christ. Ils sont, par contre, une opportunité pour témoigner de sa foi pour le Christ.
Il y a des chrétiens qui crachent sur leur identité à cause de l’argent, avec la fameuse expression « devant l’argent, on n’est pas chrétien », c’est une façon de professer plus haut que dans leur vie, l’argent, qui est une créature de Dieu, a réussi à se substituer à Dieu. Il y en a d’autres qui s’éloignent de Dieu juste à cause de la faim. Incapables de se contenir, ils parviennent à voler ; au fur et à mesure, ils se perdent.
D’autres encore veulent à leur tour séparer la vie chrétienne d’avec la croix du Christ, ce qui est pratiquement impossible, car, la Sequela Christi , est une démarche qui place chacun de nous : prêtre, religieux et religieuse, laïcs, en face des épreuves devant lesquelles nous devons témoigner de notre foi avec un cœur sans partage comme l’a fait le Christ, notre Maître dans la page évangélique.
Dans l’Évangile (Luc 19, 38 ; 2,14), Jésus se montre imperturbable au regard des menaces d’Hérode et des pourparlers de pharisiens. Ce qui comptait à ses yeux, c’était l’urgence du royaume de Dieu, qu’il est venu établir, en redonnant vie aux hommes.
Malgré les pourparlers des gens, Jésus s’est accroché à ce qui était essentiel.
Que son exemple nous inspire afin de rester ferme dans notre mission reçue de Dieu, malgré le regard perturbateur de gens de ce monde. Comme chrétien, nous devons savoir que notre mission, ce n’est pas de plaire aux tirants de ce monde, moins encore à ceux qui sont autour de nous. Mais, c’est une mission qui se réalise en contradiction avec l’esprit du monde.
Implorons la grâce de Dieu pour y parvenir. Amen !
Abbé Carlos TSHASA ,
Prêtre du Diocèse de Molegbe
