Frères et Sœurs dans le Christ,
Aujourd’hui nous faisons mémoire de Saint Augustin, pasteur et docteur de l’Église. Après avoir reçu le baptême des mains de Saint Ambroise, Augustin a fait preuve d’une foi indéfectible et ferme, en se donnant avec dévouement au service de l’Église. À travers ses enseignements et écrits, Augustin a mené une lutte acharnée contre les hérésies qui rongeaient l’Église à son époque. Que son exemple nous stimule afin que notre engagement au service de l’Église soit une véritable preuve de foi et un motif de joie pour le Christ, notre Pasteur, comme nous l’avons suivi à travers les textes liturgiques de ce jour.
Dans la première Lecture (1Th 3,7-13), nous avons suivi comment Paul s’est vu très honoré et aussi émerveillé par l’écho de l’idonéité et de la fermeté de la foi des chrétiens de Thessalonique, une communauté qu’il a fondée.
En tant que chrétiens, nous devons poser, chacun, la question de savoir l’émotion que suscite notre conduite auprès de nos pasteurs, et surtout auprès de Jésus, notre Pasteur par excellence. N’est-ce pas que notre conduite est une occasion pour déshonorer celui à qui nous appartenons, le Christ ? A nous voir que disent les gens ? Est-ce que correspondons-nous à notre identité chrétienne ? Très souvent, notre façon de nous comporter dans la société couvre de honte notre Église et ne permet pas à nos pasteurs de se réjouir de nous comme Paul l’a fait. Parce que nous sommes souvent sujets des pratiques ignominieuses telles que : le vol, l’adultère, la sorcellerie, le commérage, l’impudicité, manque d’amour véritable envers nos frères et sœurs. Que l’exemple des Thessaloniciens nous inspire.
Dans la page évangélique (Mt 24, 42-51), il est question du caractère imprévu de la venue du Fils de l’homme, qui impose à nous, chrétiens, le devoir de la vigilance permanente. « Veiller » dont parle Jésus dans ce contexte signifie : vivre incessamment dans la foi, dans l’amour de nos frères et sœurs et dans l’Espérance.
Nous sommes invités aujourd’hui à savoir qu’il n’y a pas un mauvais moment pour être un bon chrétien et il n’y a pas non plus un bon moment pour être un mauvais chrétien. Nous devons vivre des principes qui fondent notre identité, car, l’heure de la venue de Jésus nous échappe. Quoi que nous fassions, notre motivation doit être le royaume de Dieu et non le désir charnel. Aujourd’hui plus qu’hier, il y a bon nombre de gens qui souhaitent vivre dans le désordre pour attendre la vieillesse afin de viser la vie éternelle, c’est se faire illusion. Chacun de nous est invité à ne pas céder à la distraction des faux prophètes qui prêchent le matérialisme, le fétichisme, la magie, la violence… afin de fructifier les grâces reçues de Dieu, tout en restant les yeux fixés sur le retour inattendu du Christ. Car le Maître de maison vient. Ce qui est inconnu c’est le moment de cette venue. Nous sommes certains qu’il viendra, mais nous ne savons pas dire quand. La posture dans laquelle il nous trouvera déterminera notre sanction. S’il nous trouve conformes et fidèles à sa Parole ? Il nous plongera dans le bonheur. A contrario si nous choisissons une vie de désordre, l’immoralité nous n’aurons pas part au royaume avec lui.
Amen !
Abbé Carlos TSHASA, Prêtre du diocèse de Molegbe
Agence DIA CENCO
