Frères et sœurs dans le Christ !
Les deux lectures nous proposées par la liturgie de ce jour, nous présentent quelques attitudes qui caractérisent la vie de ceux qui ont été choisis par Dieu, pour être ses fils adoptifs : les chrétiens.
Dans la première lecture (l’Epître de Saint Paul Apôtre aux Colossiens 3,12-17), Paul retrace quelques traits caractéristiques de la personne du chrétien, lesquels sont repris et condassés avec une netteté parfaite par Jésus dans l’Evangile.
Nous citons :
La bonté et la tendresse, en tant que chrétiens, nous devons savoir redonner la joie de vivre à nos frères et sœurs désemparés. Face à ce monde qui nous blesse et nous fait du mal, notre réponse doit être la non-violence. Pour ne pas pactiser avec ceux qui soufflent cette violence.
L’humilité : elle est la vertu, qui a caractérisé la mission de Jésus, notre Modèle. Etant Dieu, il a voulu se dépouiller, se faire pauvre en prenant notre condition humaine, excepté le péché afin de nous enrichir de sa pauvreté.
Que son exemple nous stimule afin d’éviter dans notre vie, toute forme de gradeur quel que soit notre rang social. Très souvent, il nous arrive d’être grossier juste à cause d’une portion de responsabilité éphémère, qui nous est confiée, et on en profite pour marcher sur les nôtres. I y a également la patience, qui nous emmènera à pardonner à nos frères et sœurs leurs fautes. Face à certaines situations, il nous arrive très souvent de tenir les propos grossiers tels que (la rencontre de l’autre et moi ne sera possible que dans l’au-delà, vu la profondeur de sa faute), ce genre de discours, ne nous correspond pas en tant que disciple du Christ.
Savoir glorifier Dieu par notre agir : nous devons constamment nous poser la question de savoir si nos actions glorifient-elles Dieu, et si elles procurent de bonheur à nos frères et sœurs. Souvent de fois, nous sommes égoïstes, nous ne visons que notre bonheur et non celui des autres et moins encore la gloire de Dieu.
La charité : toutes ces attitudes convergent vers la charité, qui consiste à rechercher le bien de l’autre. Un amour qui déborde toutes les considérations culturelles, claniques… qui va au de-là des appartenances de tout genre. C’est ce que demande Jésus dans l’Evangile avec beaucoup d’à-propos.
Dans la péricope évangélique (Luc 6,27-38), Jésus en vient à décrire le comportement spécifique à nous chrétiens, dont la loi fondamentale est l’amour de Dieu et du prochain. À ce sujet, Jésus rame à l’opposé de ce qu’exigeait la Loi juive, en prêchant l’amour de ceux qui nous sévissent et nous font du mal. Il s’agit ici d’une recommandation à imiter notre Père Céleste, qui fait lever son soleil sur les méchants et les bons. Nous y voyons un amour qui implique la compassion, la tendresse, le souhait de redonner la vie à celui qui semble désespérer. C’est en agissant ainsi que nous correspondrons à notre identité des fils du très-haut.
Puisse la Vierge-Marie, Mère de notre Seigneur Jésus intercéder pour nous. Amen!
Abbé Carlos TSHASA,
Prêtre du Diocèse de Molegbe
