Frères et Sœurs dans le Seigneur !
Les lectures de ce jour nous enseignent deux vertus chrétiennes essentielles : la fidélité et la persévérance dans la foi en Dieu.
Dans la première lecture (Malachie 3,13-20a), nous avons entendu comment Dieu console les justes, qui s’indignent de la prospérité des méchants, ceux qui n’observent pas les commandements divins. Alors que les justes semblent être désespérés. Au regard de ce paradoxe, Dieu intervient comme pour consoler son peuple, en lui annonçant l’imminence de son jugement où les méchants seront condamnés à jamais à la souffrance, et que, ceux qui craignent Dieu seront récompensés.
En effet, il nous arrive très souvent de désespérer aussi de voir les injustes prospérer, alors que nous, qui avons foi en Dieu, et qui passons notre temps à servir le Seigneur, semblons vivre un abandon de ce Dieu. Chacun de nous arrive parfois à faire cette douloureuse expérience dans sa propre vie : tu es fervent chrétien, tu t’acquitte de tes devoirs chrétiens…
Cependant, les choses ne semblent pas bien fonctionner de ton côté. Cette lecture de Malachie nous invite à la persévérance et à la fidélité dans notre vie de foi, car, tôt ou tard la justice de Dieu nous rendra ce que nous méritons. Prier avec persévérance, tel est le message que nous révèle la page évangélique de ce jour.
Dans l’Evangile (Luc 11,5-13), Jésus fait un raisonnement par a fortiori, où il montre que si nous les hommes si peu sensibles, en venons à donner à nos semblables ce dont ils ont besoin afin de nous débarrasser d’eux, combien de fois notre Père Céleste, qui n’oublie pas le moindre de sa création, nous donnera-t-il ce que nous lui demanderons. Il est ici question d’une attitude quotidienne de confiance, de fidélité et de persévérance dans la prière. Dans cette péricope, Jésus présente la persévérance comme attitude fondamentale de la foi.
Un appel pour nous chrétiens de pouvoir rester fermes et confiants dans notre demande adressée à notre Père Céleste. Car, il est le Seul qui pourvoit les bonnes choses. Que le temps que peut prendre son intervention pour rétablir notre situation ne nous laisse pas désespérer. Dans tout ce que nous poserons comme acte, en tant que chrétiens, cherchons à nous conformer à la volonté de Dieu, malgré notre situation préoccupante, et implorons avec foi sa providence.
Puisse Dieu nous doter de sa ferme foi, afin de nous aider à lui rester fidèle en toute circonstance de notre vie, et que la prospérité des injustes ne nous fasse pas oublier l’avènement du Jugement dernier, où nous espérons être comblés de ses merveilles sans fin.
Amen !
Abbé Carlos TSHASA*,
Prêtre du Diocèse de Molegbe
