Bien aimés dans le Seigneur ; salutation dans le Christ.
Aujourd’hui, l’Église nous invite à contempler le visage du Christ à travers les yeux de Marie, en célébrant la mémoire de Notre-Dame du Rosaire. Cette fête a été instituée à la suite de la bataille de Lépante en 1571, victoire attribuée à la puissante intercession de la Vierge Marie par la prière du Rosaire. Mais au-delà de l’événement historique, c’est la profondeur spirituelle de cette prière que nous sommes appelés à redécouvrir. A la redécouverte de la bienheureuse Vierge Marie du Rosaire en trois points forts :
1. Le Rosaire : une prière simple et puissante
Le Rosaire peut sembler répétitif, mais c’est justement dans cette répétition que notre cœur s’apaise, se recentre, s’ouvre à Dieu. Comme une mère qui berce son enfant en répétant les mêmes mots doux, Marie nous conduit, par le Rosaire, dans une relation intime avec son Fils.
Chaque Je vous salue Marie est une perle, un pas vers la contemplation. Par cette prière, nous ne faisons pas que réciter des mots : nous méditons les mystères de la vie du Christ — sa naissance, sa passion, sa résurrection, sa gloire — en compagnie de celle qui les a vécus de l’intérieur.
2. Le Rosaire : Une école de foi et de confiance
Dans l’Évangile (souvent Luc 1,26-38 ou un autre texte marial), nous voyons Marie comme la femme du « oui », du fiat. Elle est le modèle de la foi pure, de la disponibilité à l’action de Dieu.
Le Rosaire est une école de foi. En le priant, nous apprenons à dire nous aussi notre « oui » à Dieu dans nos joies, nos douleurs et nos espérances. En méditant les mystères douloureux, par exemple, nous apprenons à offrir nos propres croix. Dans les mystères lumineux, nous découvrons la mission du Christ et la nôtre. Dans les glorieux, nous goûtons l’espérance.
3. Le Rosaire : Une arme spirituelle pour notre temps
Le monde d’aujourd’hui, comme celui d’hier, est troublé. Guerres, violences, crises spirituelles et morales… Que pouvons-nous faire ? Le Rosaire n’est pas une fuite, mais un acte de foi et de combat spirituel. Comme l’a dit saint Jean-Paul II, « le Rosaire est ma prière préférée, prière merveilleuse dans sa simplicité et sa profondeur ».
Par le Rosaire, nous combattons non pas contre des hommes, mais contre le mal qui ronge le cœur humain. En méditant la vie du Christ, nous demandons à Dieu de renouveler le monde.
Reprenons le Rosaire avec ferveur
Frères et sœurs, en ce jour, la Vierge Marie nous tend le Rosaire comme un chapelet d’amour. Elle nous invite à ne pas le laisser au fond d’un tiroir, mais à l’embrasser de nouveau, comme une corde qui nous relie à Dieu.
Que cette mémoire ravive en nous l’amour du Rosaire. Que, par Marie, nous soyons conduits chaque jour plus près du cœur du Christ. Et qu’avec elle, nous proclamions les merveilles de Dieu, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
L’Abbé Richard KHONDE NGOMA prêtre diocésain de Boma
