Les textes liturgiques pour la messe du mardi 26 août 2025 sont : une première lecture de la Première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens (1 Th 2, 1-8) et un Évangile selon saint Matthieu (Mt 23, 23-26)
Bien-aimés dans le Seigneur ; salutation dans le Christ.
Dans l’extrait de sa première lettre aux Thessaloniciens 2 :1-8 L’apôtre Paul souligne 3 points : * Dans l’annonce de l’Évangile, les hommes de Dieu rencontrent toujours les oppositions ;
*Face à ses oppositions ; les prédicateurs de la bonne nouvelle sont appelés à être des témoins sincères du Christ ; dignes de confiance et véritablement intègres ;
*D’où doivent-ils se comporter ainsi : douceur du cœur dans l’approche ministérielle ; amour des brebis et être prêts à mourir pour elles.
Dans l’extrait de l’Évangile de Matthieu de ce jour Jésus termine par cette parole : « Pharisien aveugle, purifie d’abord l’intérieur de la coupe, afin que l’extérieur aussi devienne pur. »
Cette Parole de Jésus est libératrice, apaisante ; en effet, ce n’est pas l’extérieur qui va définir si je suis une personne pure ou non. Ce ne sont pas les circonstances qui vont orienter ma vie, ni les situations adverses que je vis qui vont décider quel type de personne je vais être ; ni le regard des autres qui va me condamner. Je suis libre face aux situations adverses. C’est d’ailleurs l’exemple que nous donnent tant de personnes d’hier et d’aujourd’hui qui, au milieu des persécutions ou de la violence, ont su rester pures dans leurs cœurs, et ont su être libres pour pardonner à leurs bourreaux. Oui ; La manière de travailler des scribes (les spécialistes de la loi) et des pharisiens (qui détiennent l’autorité) est sévèrement condamnée par Jésus. Si le propos est moqueur, le constat est sévère. « Vous filtrez le moucheron et vous avalez le chameau ! » Ils font de longs discours sur des bricoles et sont aveugles devant des écarts énormes et évidents. Chaque personne est devant les exigences de sa foi (quelle qu’elle soit), avec la pesanteur de sa nature humaine. Chrétiens, nous n’avons pas à pavoiser, mais plutôt à nous interroger sur notre conduite. Quand une facilité se présente (en quelque domaine que ce soit) avons-nous le réflexe de l’étudier à la lumière de l’évangile ? Pour aider les scribes et les pharisiens à vérifier leurs repères, Jésus leur propose trois mots empruntés à la Loi juive. La justice, la miséricorde et la fidélité. Pour apprécier notre conduite, Dieu ne se contente pas de consulter notre casier judiciaire.
Bref ; l’extrait de cet Évangile nous montre toute la tristesse de Jésus face à l’hypocrisie des scribes et des pharisiens. Ils sont incapables de distinguer l’accessoire de l’essentiel. Ils disent quelle est la volonté de Dieu, mais ne l’accomplissent pas. Ce sont des guides aveuglés par leurs certitudes et leur orgueil. Ils vont vers leur malheur et ils y entrainent leurs disciples. Nous chrétiens d’aujourd’hui, nous devons recevoir cet Évangile comme un appel urgent à nous convertir, à être vrai avec Dieu et avec les autres. Si nous voulons vraiment nous ajuster à Dieu, c’est vers la croix du Christ qu’il nous faut regarder : Il nous a aimés « comme on n’a jamais aimé ». Que toute notre vie soit une réponse à cet amour qui est en Dieu. Demandons au Seigneur qu’il nous aide à en être les témoins et les messagers par nos paroles et notre exemple. Amen.
L’Abbé Richard KHONDE NGOMA prêtre diocésain de Boma
