Un an après la naissance au ciel du Pape François, survenue le 21 avril 2025, au lendemain de Pâques, l’Église catholique continue d’avancer dans le sillage des grandes orientations qu’il avait imprimées durant plus d’une décennie de pontificat.
Décédé après une apparition sur la place Saint-Pierre, où il avait salué les fidèles à l’issue de la messe pascale, le souverain pontife avait suscité une vive émotion à travers le monde. Mais au-delà de cette onde de choc, son héritage demeure bien vivant, actif, repris et adapté par son successeur, le Pape Léon XIV.

Au cœur de cet héritage figure la synodalité, devenue une ligne directrice de la gouvernance ecclésiale. Dès le début de son pontificat, Léon XIV a réaffirmé sa volonté de bâtir « une Église qui marche ensemble ». Cette orientation a trouvé une traduction concrète lors du consistoire extraordinaire des 7 et 8 janvier, où elle a été adoptée comme méthode de travail. Dans la même dynamique, le pape a confirmé la tenue de l’Assemblée ecclésiale synodale prévue en octobre 2028, projet initié par son prédécesseur.
Plusieurs textes majeurs du pontificat de François continuent par ailleurs d’orienter la réflexion de l’Église. L’exhortation apostolique Amoris Laetitia fera l’objet d’un approfondissement en octobre 2026, lors d’une rencontre des présidents des conférences épiscopales, avec pour objectif d’adapter davantage le message évangélique aux réalités des familles contemporaines.

De son côté, Evangelii Gaudium demeure une référence incontournable. Dans une lettre rendue publique le 14 avril, Léon XIV a invité les cardinaux à poursuivre la réflexion sur l’évangélisation à partir de ce texte, qu’il considère comme un repère essentiel pour l’action pastorale actuelle.
Sur le plan institutionnel, la réforme de la Curie romaine se poursuit dans la continuité de la constitution apostolique Praedicate Evangelium. De nouvelles mesures ont récemment été promulguées afin de préciser l’organisation interne du Saint-Siège et de renforcer son efficacité.
L’héritage de François se manifeste également dans les priorités pastorales maintenues par l’Église. L’attention portée aux plus vulnérables reste centrale, dans l’esprit de l’exhortation Dilexi te, qui met en avant la dignité humaine face aux dérives d’une économie excluante.
La question migratoire demeure tout aussi présente. Dans ce cadre, le pape Léon XIV prévoit de se rendre le 4 juillet à Lampedusa, lieu emblématique des tragédies migratoires en Méditerranée.
L’engagement écologique, inspiré de l’encyclique Laudato Si’, reste un autre pilier fort, tout comme la volonté de promouvoir une Église missionnaire, plus proche des réalités humaines et moins enfermée dans des logiques administratives.
Enfin, le dialogue interreligieux continue d’occuper une place de premier plan. Lors d’un récent déplacement en Afrique, le souverain pontife a renouvelé son appel à la fraternité et à la paix entre les peuples et les religions, dans la continuité de l’œuvre engagée par le Pape François.
Un an après sa naissance au ciel, l’héritage du Pape François apparaît toujours en mouvement. Porté par son successeur, il s’inscrit dans la durée, entre fidélité à l’esprit initial et adaptation aux défis du temps présent.
Agence DIACENCO
Source: vatican
