Le diocèse de Manono: Commémoration de la Passion du Christ le vendredi 3 avril 2026

Aimée MUSENGA
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La journée a débuté par le Chemin de la Croix, permettant aux fidèles de revivre, dans la prière, les différentes étapes de la souffrance de Jésus jusqu’au Calvaire. Après le Chemin de la Croix, les chrétiens ont pris part à la célébration liturgique du Vendredi Saint, marquée par la proclamation de la Passion du Christ selon saint Jean et suivie de l’homélie de l’évêque.

Dans son homélie, Monseigneur Vincent de Paul Kwanga a profondément interpellé les fidèles en mettant en lumière les multiples souffrances vécues par Jésus.

la souffrance du rejet : Jésus est venu chez les siens, mais il n’a pas été accueilli ;

la souffrance de l’incompréhension : malgré ses miracles pour le bien du peuple, il a été accusé d’agir par Bélzébuth ;

la souffrance de la trahison : Judas, l’un de ses proches, l’a livré ;

la souffrance de l’abandon : ses disciples ont fui, et Pierre l’a renié ;

la souffrance du rejet par le peuple : devant Pilate, la foule a préféré libérer le malfaiteur Barabbas plutôt que Jésus ;

les souffrances physiques et morales : flagellation, couronne d’épines, humiliations, port de la croix et crucifixion ; enfin, la souffrance de la solitude, avec pour seule présence fidèle, sa mère Marie au pied de la croix.

À travers ces exemples concrets, l’évêque a invité les fidèles à se poser une question essentielle :

« N’est-ce pas une grande souffrance d’être rejeté, trahi ou abandonné par ceux que l’on aime ? »

Dans la conclusion de son homélie, Monseigneur Vincent de Paul Kwangra a répondu à la question fondamentale :

Pourquoi Jésus a-t-il souffert ?

Il a souligné que toutes ces souffrances ont été vécues :

pour porter nos peines et nos infirmités,

pour nous apporter la paix,

pour nous obtenir le salut,

et surtout, par amour pour l’humanité.

Ainsi, la Passion du Christ est la plus grande preuve de l’amour de Dieu pour les hommes.

La célébration s’est poursuivie par l’adoration de la Sainte Croix, moment fort et solennel. Les fidèles se sont approchés un à un pour vénérer la croix, signe du salut et de l’amour infini du Christ. Ce geste a exprimé la reconnaissance et la foi des chrétiens envers celui qui a donné sa vie pour eux.

Cette célébration du Vendredi Saint à Manono a été un moment de grande intensité spirituelle, invitant chaque chrétien à méditer sur la Passion du Christ et à reconnaître, dans ses souffrances, l’expression suprême de l’amour divin.

Sœur Noëlla Mwayuma Correspondant DIACENCO

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