La CENCO ouvre une assemblée plénière extraordinaire ce lundi 23 mars 2026 à Kinshasa

Aimée MUSENGA
4 Min Read

Réunis en assemblée plénière extraordinaire du 23 au 25 mars 2026, les Évêques membres de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) ont ouvert leurs travaux par une célébration eucharistique présidée par Son Excellence Monseigneur Fulgence Muteba, Archevêque de Lubumbashi et Président de la CENCO.

Dans son homélie, inspirée des textes liturgiques du jour, le Président de la CENCO a rappelé qu’à l’approche de la fin du temps de Carême, la liturgie met en lumière la montée de la tension entre Jésus et les chefs des prêtres ainsi que les pharisiens. Cette tension conduit à la condamnation injuste du Fils de Dieu sur la croix, fruit du sacrifice suprême du Christ pour la libération intégrale de l’humanité. Les accusations portées contre Jésus la guérison d’un paralytique le jour du sabbat, le rejet à Nazareth ou encore le pardon accordé à une femme adultère deviennent autant de prétextes à une condamnation sans appel.

Évoquant le récit évangélique de la femme surprise en flagrant délit d’adultère, Monseigneur Muteba a souligné la réponse de Jésus aux scribes et aux pharisiens : « Que celui qui est sans péché lui jette la première pierre ». Confrontés à leur propre fragilité, les accusateurs se retirent un à un. Resté seul avec la femme, Jésus ne la condamne pas, mais l’invite à une vie nouvelle, révélant ainsi le visage d’un Dieu riche en miséricorde.

Cette méditation a été mise en parallèle avec l’histoire de Suzanne dans le livre de Daniel. Victime d’un faux témoignage, elle voit son innocence rétablie grâce à l’intervention inspirée du jeune Daniel. Ce récit manifeste la justice divine face à l’injustice humaine et dénonce les abus de pouvoir.

Le Président de la CENCO a établi un lien avec les réalités actuelles, rappelant les abus, violences et injustices dont souffrent de nombreuses femmes. Aujourd’hui encore, de nombreuses « Suzanne » vivent dans le silence, faute d’écoute et de reconnaissance. Cette situation appelle à une prise de conscience et à une condamnation ferme de toute forme de violence et d’injustice, notamment dans les milieux professionnels, scolaires et familiaux.

Le temps de Carême apparaît ainsi comme une occasion privilégiée pour restaurer les valeurs fondamentales de dignité, de justice et de respect de la personne humaine. Revenant sur l’Évangile, le Président de la CENCO a rappelé l’appel du Christ à la conversion, qui suppose la reconnaissance de sa condition de pécheur, le regret des fautes commises et la ferme résolution de ne plus pécher.

À travers ces enseignements, il a été rappelé que le Christ ne condamne pas, mais appelle à la conversion. Ce message demeure au cœur du Carême : une invitation à vivre dans la vérité, à accueillir la miséricorde divine et à s’engager résolument sur le chemin d’une vie nouvelle.

Agence DIACENCO

Share This Article