La ville de Kisangani a connu ce vendredi 10 avril 2026 une vive tension, suite à la dispersion d’une marche pacifique organisée par des jeunes boyomais.

Cette marche, prévue à 8 heures à la Grande Poste, avait pour objectif de dénoncer la mauvaise qualité des réseaux de télécommunications dans la province de la Tshopo. Les organisateurs affirment avoir respecté les dispositions légales en informant les autorités compétentes, la mairie ayant même accusé réception de leur correspondance.
Cependant, sur le lieu du rassemblement, la police est intervenue en encerclant les manifestants, avant de faire usage de gaz lacrymogènes et de tirs de sommation pour disperser la foule. Certains participants dénoncent des arrestations et des violences. L’un d’eux, ayant requis l’anonymat, affirme avoir été interpellé et brutalisé avant d’être relâché grâce à l’intervention de mouvements citoyens.

Les jeunes réclamaient une amélioration urgente des services offerts par les opérateurs de télécommunications, notamment Vodacom, Airtel et Orange, dont les prestations sont jugées insuffisantes malgré leur coût élevé.
Face à la situation, la Maire-adjointe de Kisangani est intervenue pour apaiser les tensions. Elle a annoncé la tenue d’une rencontre ce lundi 13 avril, réunissant les représentants des jeunes et les responsables des entreprises concernées. Cette situation relance le débat sur le respect des libertés publiques et la nécessité de privilégier le dialogue face aux revendications citoyennes.

En tant qu’Église, nous rappelons que la paix véritable passe par l’écoute, la justice et le respect de la dignité humaine.
Abbé Alain BANGA, RTA
