Des hommages ont été rendus aux millions de victimes tuées et blessées suite aux accidents de circulation en République démocratique du Congo, particulièrement les femmes et les enfants, dans un entretien dimanche, à Kinshasa, à l’occasion de la Journée mondiale du souvenir des victimes de la circulation routière.
«Cette journée rappelle que les accidents de la route ne sont pas le problème d’une seule personne, d’un seul pays ou d’un seul continent, c’est un fléau mondial et silencieux qui nous touche tous. Et lorsque des personnes sont tuées ou gravement blessées lors des accidents de la route avant leur heure, il est donc important de leur rendre des hommages», a déclaré Wivine Kola, coordonnatrice de l’ONG «Masonga».
«Le monde perd plus que des individus, il perd leur potentiel, leurs idées, leur impact futur sur la société, ce sont des talents perdus et la journée est célébrée pour rendre hommage au deuil et aux souffrances de leurs proches», a- t-elle ajouté.
Selon Mme Kola, cette journée célébrée annuellement le 16 novembre permet également de reconnaître le travail essentiel des services d’urgence et le meilleur soutien qu’ils accordent aux victimes de la route et à leur famille, ainsi que de promouvoir des mesures fondées sur des données probantes afin de prévenir et de mettre fin aux décès et blessures causés par les accidents de la route.
«Chaque année, des millions de victimes supplémentaires viennent s’ajouter au bilan actuel de plus de 50 millions de morts et de centaines de millions de blessés. Il s’agit d’une véritable pandémie qui touche principalement les personnes vulnérables et les jeunes et qui, outre le traumatisme causé par les blessures et le deuil, a également un impact économique dévastateur pour les pays, les communautés et les familles», a expliqué la coordonnatrice de l’ONG «Masonga».
Par ailleurs, elle a suggéré des mesures de prévention individuelles (comme le respect des règles de conduite et la maintenance du véhicule, et des actions structurelles plus larges telles que l’amélioration des infrastructures et des campagnes de sensibilisation pour lutter contre les comportements à risque (alcool au volant, vitesse).
« L’anticipation des dangers et la protection des usages vulnérables sont essentielles », a-t-elle conclu.
Bertin. K
Agence DIA CENCO
