À l’occasion de la Journée nationale de prière 2025, célébrée le 4 octobre au sanctuaire marial national de Subukia, Mgr Maurice Muhatia Makumba, archevêque de Kisumu et président de la Conférence des évêques catholiques du Kenya, a annoncé de nouvelles directives concernant le vin utilisé pour la célébration eucharistique.
Dès ce mois d’octobre, tout vin destiné à la célébration de la Sainte Messe au Kenya devra obligatoirement arborer les armoiries de l’Ordinaire local et porter la signature du président de la Conférence épiscopale. « Tout le monde devrait le savoir », a déclaré Mgr Muhatia. « Le vin désormais approuvé par la Conférence épiscopale pour un usage liturgique est celui qui porte les armoiries de la Conférence des évêques catholiques du Kenya, ainsi que la signature de son président. »
Devant des milliers de fidèles rassemblés pour cette grande rencontre spirituelle, l’archevêque a précisé que seule la bouteille de vin liturgique portant ces deux marques officielles est désormais reconnue comme autorisée pour un usage eucharistique à l’échelle nationale.
Selon ses explications, cette décision vise à garantir l’authenticité, la conformité canonique et la dignité sacramentelle du vin utilisé lors des célébrations. Elle s’inscrit dans une démarche de renforcement des normes liturgiques et d’amélioration de la supervision de l’approvisionnement au sein des institutions ecclésiales.
Mgr Muhatia a également appelé à une vigilance accrue, tant chez les fidèles que dans les communautés religieuses. Il a souligné que les modalités d’accès au vin d’autel peuvent varier d’un diocèse à l’autre, et qu’il est donc essentiel de se renseigner localement : « Il est important de vous familiariser avec votre diocèse et de connaître les circuits établis pour l’approvisionnement en vin liturgique, car chaque diocèse dispose de ses propres modalités de distribution. »
Certains diocèses réservent l’achat de ce vin à des personnes spécifiquement désignées, tandis que d’autres en permettent un accès plus large. Une connaissance claire des règlements en vigueur est donc indispensable pour gérer cette diversité de pratiques. « Selon votre diocèse, veuillez connaître la réglementation », a-t-il recommandé, en appelant au respect des instructions épiscopales.
L’archevêque de Kisumu a insisté sur le respect rigoureux des critères définis par la Conférence pour toute personne autorisée à se procurer du vin d’autel. Cette mesure vise à préserver la validité sacramentelle et à promouvoir une pratique eucharistique fidèle à l’enseignement de l’Église.
Il a enfin souligné l’importance d’une responsabilité partagée entre les diocèses, les paroisses et les fidèles afin de maintenir l’unité dans la diversité des réalités pastorales. Cette directive ne relève pas uniquement d’une mesure administrative, mais constitue un acte pastoral destiné à nourrir la foi, la communion et le respect des normes liturgiques.
Dans ce contexte de renouveau spirituel, la parole du président de la Conférence épiscopale du Kenya appelle à une fidélité liturgique renouvelée, à une discipline ecclésiale renforcée et à une plus grande cohérence dans la vie sacramentelle de l’Église locale.
Aimée M
Agence D.I.A CENCO
Source: ACIAf
