Le commissaire provincial de la Police nationale congolaise (PNC) au Kasaï-Central a déploré la persistance des séquelles du phénomène Kamuina Nsapu, caractérisées notamment par des conflits fonciers, des tensions coutumières et des violences meurtrières dans plusieurs territoires de la province.
S’exprimant mercredi à Kananga, Mike Kabeya a indiqué que le Kasaï-Central, en tant que province post-conflit, continue de subir les conséquences de cette insurrection à travers des litiges liés aux limites des terres, des forêts, des champs ainsi qu’aux frontières entre villages, secteurs et territoires. Ces conflits dégénèrent souvent en violences dans les territoires de Dibaya, Demba, Kazumba, Dimbelenge, Luiza et même dans la ville de Kananga.
Le commissaire provincial a également évoqué des différends frontaliers avec les provinces voisines, notamment le Kasaï, le Kasaï-Oriental, le Lualaba, le Sankuru et l’ex-Katanga, qu’il considère comme des facteurs aggravants de l’insécurité.
« Ces menaces entraînent des affrontements sanglants, des incendies de maisons, des violences sexuelles et des déplacements massifs des populations », a-t-il souligné, ajoutant que les séquelles du phénomène Kamuina Nsapu continuent de peser lourdement sur la situation sécuritaire de la province.
Par ailleurs, il a salué la mécanisation de 6.248 policiers, une mesure destinée à renforcer la sécurité, notamment le long de la frontière avec l’Angola.
Le phénomène Kamuina Nsapu, qui a secoué l’espace Kasaï entre 2016 et 2019, reste l’un des conflits les plus violents de la région, marqué par des tensions coutumières et politiques ainsi que de graves violations des droits humains.
Agence DIA CENCO / ACP
