Dans sept ans, l’Église et l’ensemble du monde chrétien commémoreront les deux mille ans de la Rédemption, accomplie par la Passion, la mort et la Résurrection du Christ. En novembre dernier, à Nicée, lors d’une rencontre historique avec les responsables des Églises chrétiennes, le Pape Léon XIV a convoqué ce Jubilé sous une forme inédite : un grand pèlerinage œcuménique à Jérusalem. Une première dans l’histoire de l’Église, dont la préparation dira déjà beaucoup de la portée spirituelle et ecclésiale de l’événement.
Entre deux quarts de siècle, une année entre deux pontificats. En 2025, l’Église catholique a célébré le Jubilé de l’espérance, attirant plus de 33 millions de pèlerins à Rome. En refermant les portes de bronze de la basilique Saint-Pierre le jour de l’Épiphanie, Léon XIV mettait un terme à l’Année sainte ouverte par son prédécesseur François, tout en ouvrant déjà un nouvel horizon.
C’est à Nicée, en novembre 2025, lors de son premier voyage apostolique à forte dimension œcuménique, que le Pape augustin a posé un jalon décisif. Devant les chefs des Églises chrétiennes réunis pour le 17ᵉ centenaire du Concile de Nicée, il les a invités « à parcourir ensemble le chemin spirituel qui mène au Jubilé de la Rédemption, en 2033, dans la perspective d’un retour à Jérusalem, au Cénacle ». Une démarche orientée vers la pleine unité visible, en cohérence avec sa devise épiscopale : In Illo Uno Unum.
Cette perspective était déjà inscrite en filigrane dans la bulle d’indiction du Jubilé ordinaire de 2025. « Cette Année sainte guidera la marche vers un autre anniversaire fondamental pour tous les chrétiens. En 2033 seront célébrés les deux mille ans de la Rédemption accomplie par la Passion, la mort et la Résurrection du Seigneur Jésus », écrivait le Pape François dans Spes non confundit.
Agence DIACENCO
