novembre 20, 2025
N°59 de l’Avenue Monts Virunga, Commune Gombe ( Kinshasa / RDCONGO )
Culture

Journée mondiale de la photographie : Kinshasa et Abidjan célèbrent différemment la photo

L’Académie des beaux-arts, à Kinshasa à travers son département de photographie, a organisé ce mardi 19 août ’une conférence et une exposition des étudiants. Mais l’événement le plus attendu est sans doute la 4ème édition de « Solola Foto », portée par l’artiste photographe congolaise Anastasie Langu via sa plateforme Anas Vision. Pour les participants c’est une occasion de rendre hommage à cet art universel qui capture le temps et immortalise la mémoire collective.

Après trois éditions organisées en présentiel dans la capitale congolaise, la rencontre prend cette année une dimension entièrement virtuelle. Un live sur Instagram, prévu dans la soirée, réunira des figures de la photographie contemporaine : Moses Sawasawa, Stéphanie Bujiriri, Pierrot Kekele, Pierre Vanoni, Orassio, Romane Dakoua, Kayline Mavinga, Flezzy Kal’s et bien sûr Anastasie Langu elle-même.

Le thème choisi, « La photographie, un lien social et temporel indestructible », rappelle le rôle essentiel de l’image comme mémoire vivante et pont entre générations. « Parce que chaque image porte une mémoire, relie les générations et construit des ponts entre ce qui a été, ce qui est et ce qui sera », souligne l’organisation.

En Côte d’Ivoire par contre, les professionnels sont face au défi des smartphones

À Abidjan, la célébration met en lumière un autre enjeu : la démocratisation de la photographie à l’ère des smartphones. Aujourd’hui, chacun peut capturer un moment et le partager instantanément. Mais cette révolution technologique n’est pas sans conséquences pour les photographes professionnels.

« Les familles et invités ont tous leurs téléphones dans les mains, ils gênent parfois le photographe dans son travail », confie Yankiné Seydou, photographe depuis plus de dix ans. Pour lui, la différence reste dans la qualité et la retouche : un appareil photo professionnel permet de travailler les images brutes et de donner une tonalité unique.

D’autres, comme Ibrahim alias Le Grouilleur 3.0, ont su transformer les réseaux sociaux en alliés. Sa visibilité en ligne lui a permis de développer un carnet d’adresses international : « Tu peux être ici et causer avec quelqu’un au bout du monde. C’est un apport qui nous aide à avancer », explique-t-il.

Pour marquer l’événement, amateurs et professionnels se sont donnés rendez-vous à l’Institut national supérieur des arts de l’action culturelle d’Abidjan, pour partager expériences et perspectives.

Ainsi, entre Kinshasa et Abidjan, la Journée mondiale de la photographie illustre à la fois la puissance mémorielle de l’image et les mutations d’un métier à l’ère numérique.

Bertin .K

Agence DIA CENCO

Source : ACP