IRI-RDC, Chapitre de Maniema : La société civile et les leaders religieux alertent sur la disparition des forêts

Aimée MUSENGA
2 Min Read

À Kindu, la 1ère Conférence provinciale sur l’environnement, l’eau, l’agriculture et le tourisme a servi de tribune aux leaders religieux et à la société civile environnementale du Maniema pour dénoncer la déforestation accélérée et l’exploitation minière incontrôlée. Réunis au sein du consortium IRI Maniema, ils ont remis à la Ministre de l’Environnement un plaidoyer détaillé, chiffré et alarmant.

Selon les données présentées, près de 36 % des forêts primaires ont disparu entre 2001 et 2024, soit environ 500 000 hectares. Les causes principales : exploitation illégale du bois, production de charbon et expansion anarchique des activités minières. Les impacts sont déjà visibles : pollution des rivières, destruction des habitats, conflits fonciers et marginalisation des communautés locales et autochtones.

Les acteurs ne se sont pas limités à dénoncer. Ils ont formulé des propositions concrètes : renforcer les contrôles, appliquer strictement les lois environnementales, promouvoir la foresterie communautaire et restaurer les paysages dégradés. Ils ont également plaidé pour l’inclusion du Maniema dans le projet stratégique du Couloir vert Kivu-Kinshasa (CVKK), afin de donner une portée nationale à leur combat.

La Ministre de l’Environnement a salué ce plaidoyer, promettant une synergie avec le ministère des Mines et le gouvernement provincial pour élaborer un plan d’aménagement du territoire. Elle a insisté sur l’urgence d’éviter une exploitation minière désordonnée et encouragé les acteurs locaux à maintenir un contact permanent avec les services techniques. Pour les populations du Maniema, l’enjeu est vital : préserver leurs forêts, c’est préserver leur avenir.

Agence DIACENCO

Source: IRI rdc

TAGGED:
Share This Article