Idiofa en deuil : décès de l’abbé Faustin Angus Alikiyeme Lames, prêtre, éducateur et artisan de paix.

Aimée MUSENGA
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Le diocèse d’Idiofa est plongé dans une profonde tristesse suite au décès de monsieur l’abbé Faustin Angus Alikiyeme Lames, prêtre emblématique, éducateur passionné et témoin courageux de l’histoire du Kwilu. Sa disparition marque la fin d’une vie entièrement donnée à l’Évangile, à l’éducation et à la promotion de la dignité humaine, particulièrement en milieu rural.

Communiqué officiel


Idiofa en deuil, dans un communiqué signé ce mercredi 4 février 2026 et parvenu à la rédaction de l’Agence DIA-CENCO, l’abbé Joël Atakaly AM secrétaire chancelier du diocèse d’Idiofa a annoncé le décès de monsieur l’abbé Faustin Angus Alikiyeme Lames décédé ce jour 4 février à l’hôpital Saint Joseph de Limete de suite d’une maladie. Mgr José Moko Ekanga évêque d’idiofa présente ses condoléances chrétiennes les plus attristées à toute la famille biologique de l’illustre disparu, au clergé diocésain et à toute la chretiennete et les rassure de ses prières. En attendant le programme des funérailles qui sera communiqué ultérieurement, il invite toutes les communautés diocésaines à garder un climat de recueillement et à porter monsieur l’abbé Angus dans nos prières quotidiennes.


Un prêtre au cœur des heures sombres de l’histoire


Né en décembre 1936 et ordonné prêtre le 15 août 1964 à Mapangu, l’abbé Faustin Angus fait partie de ces figures sacerdotales qui ont traversé et marqué l’histoire tourmentée du Kwilu. Lors de la rébellion menée par Pierre Mulele, alors que la peur et la violence dominaient la région d’Idiofa, le jeune prêtre s’est illustré comme pacificateur, appelant la population — et surtout les jeunes — à regagner villages et cités.
Ses seules armes furent l’Évangile et sa soutane, signes d’un engagement pastoral courageux, assumé au péril de sa vie.
Sur les traces de l’abbé Adolphe Lankwan
Dans la continuité de l’œuvre de l’abbé Adolphe Lankwan, tragiquement tué et enterré vivant par les rebelles le 6 juin 1965, Faustin Angus avait fait le choix audacieux de rester à Idiofa afin de rouvrir les écoles et redonner espoir aux populations meurtries. Il témoignera plus tard de cette période sombre, parlant de sa propre vocation, de sa passion pour l’éducation et de sa lutte pour le changement des mentalités en faveur de la dignité de tous.


Un éducateur et un bâtisseur


Homme de savoir et de terrain, monsieur l’abbé Faustin Angus a assumé plusieurs responsabilités majeures, notamment comme directeur de l’Institut Supérieur Pédagogique d’Idiofa, où il s’est dévoué comme enseignant et pédagogue. Promoteur infatigable du développement du milieu rural, il mettra également son expérience au service de l’Église universelle en devenant directeur national de Caritas à la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO).


Un héritage vivant


La vie de l’abbé Faustin Angus demeure un témoignage lumineux de foi, de courage et de service. Son engagement pour la paix, l’éducation et la justice sociale restera gravé dans la mémoire du diocèse d’Idiofa, de l’Église du Congo et de toutes les générations qu’il a formées.
En attendant la communication officielle du programme des funérailles, le diocèse est invité à demeurer dans le recueillement et la prière, confiant l’âme de ce serviteur fidèle à la miséricorde du Seigneur.
Repose en paix, cher abbé Faustin Angus. Ton œuvre te survit.

Agence de presse DIA-CENCO
Source: Chancellerie diocésaine

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