Le 14 septembre, à Rome, la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs accueillera une célébration solennelle en hommage aux témoins de la foi morts pour avoir porté le nom du Christ dans des contextes souvent éprouvants. Pour marquer cette reconnaissance, le pape Léon XIV a convié des représentants de toutes les confessions chrétiennes à une cérémonie de la Parole œcuménique.

À l’issue de dix-huit mois d’investigation, la commission vaticane a recensé, entre 2000 et 2025, la mort de 1 624 hommes et femmes issus de diverses traditions chrétiennes, tués explicitement en raison de leur foi pour avoir cru, prié ou refusé de renier le Christ. Les cas retenus excluent les motifs politiques ou sociaux, ce qui confère à cette démarche une rigueur particulière.
Mgr Fabio Fabene, président de la commission, a souligné que « le martyre a existé à toutes les époques de l’Église, mais peut-être aujourd’hui plus que jamais, nombreux sont ceux qui donnent leur vie pour ne pas trahir le message du Christ ».
La répartition géographique des cas témoigne de la réalité des zones les plus touchées par les violences antichrétiennes. L’Afrique subsaharienne arrive en tête avec 643 victimes, suivie de l’Asie et de l’Océanie avec 357 cas. Les Amériques comptent 304 martyrs, le Moyen-Orient et le Maghreb 277, tandis que l’Europe en recense 43.
Les conférences épiscopales, les instituts religieux et diverses instances œcuméniques ont contribué à ce travail, en s’appuyant sur des sources médiatiques rigoureusement vérifiées. Les noms des 1 624 martyrs ne seront pas encore rendus publics, mais leur mémoire sera au cœur de cette cérémonie, conçue comme un geste fort d’unité chrétienne.
« L’Église d’aujourd’hui est plus que jamais une Église de martyrs », a déclaré le pape François, ajoutant que cette mémoire doit devenir « un trésor chéri par la communauté chrétienne ».
Aimée M
Agence D.I.A CENCO
