L’Association des Conférences Épiscopales de l’Afrique Centrale (ACEAC) à travers sa commission justice et paix, a lancé ce lundi à Goma un atelier consacré à l’évaluation de l’implantation et du fonctionnement des noyaux de paix au sein des diocèses situés dans la région des Grands Lacs, ce lundi 17 Novembre.

Les travaux ont débuté par une messe d’ouverture, avant l’allocution inaugurale de Mgr Willy Ngumbi NGENGELE, évêque du diocèse de Goma, qui a salué la présence des participants et souligné l’importance de consolider les mécanismes de paix dans un contexte marqué par des tensions persistantes dans la région.
« Ces initiatives remontent des cardinaux, des évêques, des religieux, des laïcs et les familles de base. Nous voulons conjuguer nos efforts pour ouvrir une brève de recherche de paix où les communautés retrouveront encore le sens de la vie, étouffée par une crise de plus de 30 ans ».

Cet atelier réunit 25 délégués venus de quatre diocèses frontaliers : Nyundo, Goma, Bukavu et Cyangugu. Pendant deux jours, les participants sont appelés à analyser la manière dont les noyaux de paix ont été opérationnalisés sur le terrain de travail, identifier les forces et les faiblesses du dispositif d’intégration de paix dans la communauté des Grands-Lacs, et proposer des pistes d’amélioration.
Selon les organisateurs, l’objectif principal de cette rencontre est de mesurer l’efficacité réelle de ces structures communautaires mises en place pour promouvoir la cohésion sociale et renforcer la collaboration entre les communautés des pays des Grands Lacs. Professeur Dr Jean-Pierre KASUKU KAHUYEGE, Facilitateur de la séance, ajoute :
« La mise en place de la paix commence en famille, où les enfants sont vivement sensibilisés pour la paix et qu’ils arrivent à s’y intégrer conformément à ce qu’ils ont appris. Aux parents, de faire preuve d’exemple pour la matérialisation de la donne dans la génération future. »

L’ACEAC espère qu’à travers cette évaluation, de nouvelles stratégies pourront être élaborées afin de rendre les noyaux de paix plus fonctionnels et mieux adaptés aux réalités locales, contribuant ainsi à une culture de paix durable dans la région des Grands Lacs :
« Mettre en place des stratégies de changement, de nouvelles attitudes de compréhension mutuelle,… »
Pour la réussite de cette mission, ’Assemblée projette des valeurs capitales, entre autre, la paix elle-même, le pardon, le respect de la vie, la tolérance, la solidarité, la non-violence, la justice, l’amour du travail, la politesse, le sens de responsabilité, …
Faire intervenir les femmes dans cette lutte s’explique par le fait que les femmes occupent entre 52 et 55% dans la communauté. Ainsi, il faut qu’elles se sentent impliquer dans la lutte vu leur effectif élevé.
Le Révérend Abbé Valens NIRAGIRE, délégué de l’ACEAC, structure de Justice et Paix, renforce cette idée en précisant que ‘’ce programme sollicitait l’implication de les femme, bien évidemment parce qu’elles restent les premières Éducatrices de la nation et Porteuses de vie’’.
Cette évaluation s’est remarquée par une interventions des discussions en groupes, des mises en commun pour résultats des carrefours et exposé des motifs et cas de conflits, les expériences vécues et la proposition dans la résolution des différends.
Source : J-Rostand VUSANGI M, Correspondant de DIA CENCO depuis Goma.
