À l’occasion du Forum mondial sur les réfugiés, tenu du 15 au 17 décembre à Genève, Mgr Ettore Balestrero, observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations unies et des autres organisations internationales, a réaffirmé qu’aucun État, en particulier ceux limitrophes des zones de conflit, ne devrait être laissé seul face au poids que représentent les déplacements massifs de populations.
Dans son intervention, l’archevêque a rappelé la position constante du Saint-Siège en faveur de l’application du principe de responsabilité partagée, afin qu’aucun réfugié ni aucun État ne soit abandonné face aux tensions mondiales et aux nombreuses persécutions en cours. Dans cette perspective, il a souligné que le regroupement familial doit constituer une priorité, tant pour la protection des personnes déplacées que pour la stabilité des sociétés d’accueil.
Mgr Balestrero a reconnu que, depuis l’adoption du Pacte mondial sur les réfugiés, la communauté internationale a accompli des progrès significatifs dans le partage des responsabilités liées à l’accueil des demandeurs d’asile. Il a toutefois relevé que les déplacements forcés continuent d’infliger de profondes souffrances humaines, rendant indispensable la recherche de nouvelles voies pour s’attaquer à leurs causes profondes. Il a notamment insisté sur la nécessité de garantir le retour sûr et digne des réfugiés dans leur pays d’origine, dans des conditions de sécurité effective, une exigence également soulignée par le Pape Léon XIV lors de son discours au palais présidentiel de Beyrouth, au Liban, à l’occasion de son premier voyage apostolique.
L’observateur permanent du Saint-Siège a par ailleurs réaffirmé le caractère central du principe de non‑refoulement, consacré par la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés, qui interdit le renvoi des demandeurs d’asile vers des lieux où leur vie ou leur liberté seraient menacées. Ce principe, a-t-il souligné, revêt une importance accrue face à l’escalade des tensions mondiales et des persécutions en cours. Il a appelé la communauté internationale à une responsabilité partagée qui dépasse les seules interventions d’urgence pour inclure des investissements dans la paix durable, la réconciliation et la reconstruction post‑conflit. Cette approche avait déjà été mise en avant par le Pape François dans son message au IIᵉ Forum mondial sur les réfugiés.
La sécurité, la protection et le traitement humain des réfugiés doivent ainsi demeurer des priorités communes pour guider les politiques publiques. Dans ce cadre, Mgr Balestrero a insisté sur l’urgence de favoriser le regroupement familial, reconnaissant aux familles un rôle fondamental dans le développement humain, le bien‑être psychologique et la stabilité sociale.
Le Saint-Siège a également salué les engagements pris par plusieurs États visant à augmenter les quotas de réinstallation et à garantir l’accès à l’éducation pour les jeunes réfugiés. L’importance de promouvoir des partenariats rassemblant les gouvernements, les organisations d’inspiration religieuse et société civile a été soulignée, afin d’assurer la mise en œuvre concrète et durable des engagements en faveur des réfugiés.
En conclusion, Mgr Ettore Balestrero a rappelé les paroles du Pape Léon XIV, qualifiées de « lueur d’espoir » face au désespoir : « Face aux théories de dévastations mondiales et aux scénarios effrayants, il est important que grandisse dans le cœur du plus grand nombre le désir d’espérer un avenir de dignité et de paix pour tous les êtres humains. »
Agence DIACENCO
Source : Vatican
