Réunis, le samedi 17 janvier 2026 à Lomé, lors d’un sommet de haut niveau consacré à la crise sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo, les partenaires internationaux ont réaffirmé leur engagement en faveur d’une solution africaine.
À cette occasion, la France a exprimé son “plein” soutien à l’initiative togolaise, appelant à une désescalade immédiate et à la poursuite de la mobilisation internationale pour faire face à l’urgence humanitaire.
À l’issue de cette rencontre, les participants ont toutefois décidé de renforcer en 2026 la médiation africaine à travers la désignation de cinq cofacilitateurs, tous anciens chefs d’État africains. Des missions sont prévues dans les prochains jours, notamment à Kinshasa, Kigali, Kampala et Gitega, afin d’accélérer la mise en œuvre des engagements pris par les différentes parties.
Cette démarche intervient dans un contexte où, malgré l’implication du président américain Donald Trump et l’accélération apparente du processus de Washington, matérialisée par l’entérinement des accords par les présidents de la République démocratique du Congo et du Rwanda, Félix Tshisekedi et Paul Kagame, la situation sur le terrain peine à s’améliorer. Kinshasa et Kigali ne parviennent pas toujours à parler le même langage, et les tensions persistent sur fond d’accusations mutuelles de non-respect des engagements pris dans le cadre des initiatives diplomatiques en cours, en particulier le processus de Washington sous l’égide de l’administration Trump.
Il en est de même pour les discussions de Doha, menées sous l’égide de l’Émir du Qatar, entre Kinshasa et la rébellion de l’AFC/M23, soutenue par le Rwanda, qui peinent à produire des résultats concrets sur le terrain. Ces négociations, censées compléter les accords de Washington en s’attaquant aux causes profondes du conflit, notamment la restauration de l’autorité de l’État et la réintégration des groupes armés, restent au point mort. Plusieurs mesures convenues, notamment depuis la publication du communiqué conjoint d’avril dernier, la signature du mécanisme de cessez-le-feu, de la déclaration de principes et, plus récemment, de l’accord-cadre, n’ont toujours pas été mises en œuvre.
Dans ce contexte, Faure Essozimna Gnassingbé a succédé à João Manuel Gonçalves Lourenço comme médiateur désigné par l’Union africaine dans le conflit sécuritaire à l’est de la RDC, après validation de sa nomination par les instances de l’organisation panafricaine. Il est appelé à travailler en coordination avec les facilitateurs du processus de paix fusionné de Luanda et de Nairobi, conformément aux décisions issues du sommet conjoint virtuel de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) et de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), tenu le 24 mars 2025.
Agence de presse DIA-CENCO
Tiré d’ Actualite.cd
