Le Fond des Nations Unies pour l’Enfance ( UNICEF) a construit au moins 14 écoles en l’espace de 12 ans dans le territoire de Nyunzu, province du Tanganyika grâce au projet de Réponse Rapide (UniRR) de l’UNICEF, a rapporté lundi à la presse, le directeur de la sous-province éducationnelle Nyunzu 1, Ernest Muamba.
Par ailleurs, dans le cadre du projet Can not Wait, l’Armée du Salut a également construit 137 latrines et aménagé 5 puits de forage dans cette province éducationnelle, où les élèves ont bénéficié cette année de fournitures scolaires.
Monsieur Ernest Muamba a reconnu que ce projet de l’UNICEF a significativement amélioré la qualité de l’éducation, autrefois affectée par les conflits intercommunautaires entre Twa et Bantous.
« Nous gardons un bon souvenir de ce que l’UNICEF a fait ici à Nyunzu. Les campagnes de sensibilisation ont favorisé la cohabitation pacifique. Les enfants Twa et Bantous vivent et mangent ensemble », a-t-il souligné.
Et d’ajouter;
outre les écoles, l’UNICEF a mis en place des espaces temporaires pour les enfants. Ce programme a également permis de maintenir les enfants dans les établissements scolaires, malgré quelques cas isolés de mariages précoces, notamment parmi les communautés Twa.
La directrice de l’EP Katombe 2, Brigitte Sagali, a pour sa part,
salué l’UNICEF pour la construction de salles de classe et la distribution de kits scolaires dans cadre du projet de Réponse Rapide (UniRR) de l’UNICEF, financé par BHA, a pour objectif de fournir une assistance d’urgence et des services de protection aux populations les plus vulnérables
« Auparavant, avec des bâtiments en chaume, nous étions obligés de libérer les enfants à chaque pluie. Aujourd’hui, ils poursuivent les cours même lors des pluies diluviennes. C’est une véritable amélioration », a-t-elle déclaré.
Elle a toutefois souligné que les filles sont confrontées à un manque de kits hygiéniques pour leurs soins intimes. Son établissement compte 408 élèves dont 110 filles.
Pour Joseph Kyungu, bénéficiaire d’une formation en mécanique automobile à l’Institut National pour la Formation Professionnelle (INPP), ce programme vise à garantir que les enfants et les femmes à risque de violence, d’abus, ou de séparation familiale aient accès à des services de protection à la fois sûrs, appropriés et de haute qualité.
« L’ONG APSI nous avait recrutés comme enfants vulnérables après le conflit, et nous a référés à l’INPP. Là-bas, on nous a dit que nous faisions partie du programme d’appui de l’UNICEF pour l’autonomisation des enfants sortis des conflits », a-t-il fait savoir.
Le président territorial de l’Association des parents d’élèves du Congo (ANAPECO), Aimé Muamba, salue l’augmentation du nombre d’élèves dans les écoles, grâce à la gratuité de l’éducation de base. Il appelle toutefois le gouvernement à construire davantage de salles de classe pour faire face au surpeuplement.
« Nous demandons à l’UNICEF de multiplier le nombre d’enfants bénéficiaires afin que tous puissent étudier dans de bonnes conditions », a-t-il soutenu.
Bertin K
Agence D.I.A CENCO
Tiré de Radiookapi.net
