L’Ambassade des États-Unis à Kinshasa a annoncé la suspension temporaire de toutes les opérations de visas, aussi bien pour les visas d’immigrant que de non-immigrant, dans un contexte marqué par la résurgence d’Ebola en RDC.
Du côté du gouvernement congolais, le porte-parole Patrick Muyaya appelle toutefois au calme et insiste sur le fait que le virus reste localisé, tout en affirmant que des discussions sont en cours avec les autorités américaines afin d’éviter toute confusion sur la situation sanitaire réelle du pays.
Pendant ce temps, plusieurs Congolais craignent déjà des conséquences sur les voyages, les études, les affaires et les événements internationaux à venir. Entre précaution sanitaire et impact diplomatique, cette suspension relance le débat sur l’image de la RDC à l’international face aux crises sanitaires.
L’Ambassade des États-Unis en République démocratique du Congo a annoncé, la suspension depuis le 18 mai de tous les services de visas, en raison de l’épidémie d’Ebola en cours. Cette mesure concerne aussi bien les visas d’immigrant que les visas de non-immigrant (touristes, voyageurs d’affaires, étudiants, visiteurs d’échange et autres catégories).
Un communiqué de l’Ambassade précise que, durant cette suspension, aucun rendez-vous de visa ne peut être programmé. Les demandeurs concernés ont été informés et seront avisés dès que la prise de rendez-vous reprendra. Les frais de demande de visa restent valables pendant 365 jours à compter de la date d’émission du reçu.
Le Département d’État souligne que cette suspension vise à garantir les normes les plus élevées en matière de santé et de sécurité publiques, face à l’épidémie d’Ebola. Il précise toutefois que les visas déjà délivrés restent valides. Concernant les frais de demande de visa déjà payés, l’Ambassade indique que les rendez-vous affectés seront reprogrammés une fois la suspension levée.
Cette décision américaine intervient alors que l’Ituri fait face à une flambée du variant Bundibugyo, pour lequel aucun vaccin ni traitement homologué n’existe à ce jour. Bien qu’il s’agisse d’une souche moins virulente, les autorités américaines privilégient la prudence afin de limiter les risques liés aux déplacements internationaux.
Du côté du gouvernement congolais, le porte-parole Patrick Muyaya appelle toutefois au calme et insiste sur le fait que le virus reste localisé, tout en affirmant que des discussions sont en cours avec les autorités américaines afin d’éviter toute confusion sur la situation sanitaire réelle du pays.
DIA-CENCO
Source: communiqué ambassade des USA
