Un atelier de formation des formateurs et formatrices sur les droits de la personne et les pratiques discriminatoires s’est tenu depuis le 20 avril 2026 à Kinshasa, dans les installations de Caritas Congo. Prévue la clôture ce 25 avril, cette rencontre s’inscrit dans le cadre du Programme d’éducation électorale et gouvernance inclusive en République démocratique du Congo (EEGIR), mis en œuvre par Développement et Paix- Caritas Canada en partenariat avec la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), à travers sa Commission Justice et Paix.

Durant plusieurs jours, une cinquantaine de participants venus de différentes provinces prennent part à ces travaux. On y retrouve notamment des coordinations nationales et provinciales, des membres des noyaux « Dynamiques femmes », ainsi que des représentantes d’associations et mouvements féminins. L’objectif est de préparer ces acteurs à relayer, dans leurs milieux respectifs, une campagne axée sur la promotion des droits humains, avec une attention particulière portée aux femmes, aux jeunes filles et aux personnes souvent mises à l’écart.

Dans de nombreuses communautés, il est observé certaines habitudes continuent de fragiliser les plus vulnérables. Femmes, enfants, personnes vivant avec handicap, avec albinisme ou encore peuples autochtones ; ils subissent régulièrement les conséquences. Face à ce constat, les organisateurs ont choisi de miser sur la formation en série. Les participants formés à Kinshasa auront la responsabilité de transmettre à leur tour ces connaissances à des animateurs locaux, appelés à sensibiliser largement les populations.
Les échanges portent sur les notions fondamentales liées à la dignité humaine, aux droits de la personne et à leur protection. Les participants ont également été amenés à identifier les différentes formes de discrimination présentes en République démocratique du Congo, ainsi que les mécanismes permettant d’y faire face. Une place importante a été accordée à l’analyse des comportements, aux préjugés et aux stéréotypes, souvent à l’origine des injustices observées au quotidien.

L’approche adoptée a privilégié l’interaction. Études de cas, travaux en groupe, simulations pratiques et partage d’expériences ont rythmé les séances. Cette méthode a permis aux participants de confronter leurs réalités respectives et de réfléchir ensemble à des pistes concrètes d’action. Au-delà des connaissances théoriques, l’accent a été mis sur des compétences pratiques telles que la médiation, la gestion des conflits ou encore la capacité à instaurer le dialogue dans des contextes parfois tendus.
Au cours de la formation, un message a été lancé pour la promotion des droits humains et qui ne peut se limiter à des textes. Elle exige un changement d’attitudes et un engagement au quotidien. Les participants ont ainsi été encouragés à développer l’empathie, l’esprit critique et l’ouverture, afin de mieux accompagner les personnes victimes d’injustices.

À l’issue de la formation, les organisateurs espèrent voir émerger, dans les différentes provinces, des initiatives capables de faire évoluer les participants. À travers cette campagne, le programme EEGIR est déterminé à contribuer à une société plus juste, où chacun peut trouver sa place et participer pleinement à la vie publique.
Cette rencontre spécifique a également réuni, en marge de l’atelier, les coordinatrices provinciales autour de perspectives de mise en œuvre et de suivi.
DIA CENCO
