Depuis le jeudi 16 octobre, la paroisse Saint-Joseph de Songololo vit au rythme du lancement de l’année pastorale 2025-2026. Les conseillers, disséminés à travers cette grande paroisse rurale, ont répondu avec joie à l’appel du curé pour participer au premier conseil paroissial élargi de la nouvelle année.

Ce conseil a été précédé d’une session de formation sur la synodalité, destinée à nous aider à comprendre et à approfondir le thème choisi par Monseigneur l’Évêque Giraud Pindi :
« Pour une Église synodale : les structures diocésaines et paroissiales de communion, de participation et de mission. »
Ce n’est pas un hasard si nous avons tenu ce conseil le week-end du dimanche de la Mission universelle de l’Église, le 19 octobre 2025. Au cours de la messe dominicale, nous avons procédé à la remise du Livre de la Bonne Nouvelle et à la bénédiction des catéchistes. Ce fut aussi l’occasion d’accueillir les nouveaux missionnaires, ecclésiastiques et laïcs, affectés à Songololo : trois religieux (dont un prêtre, tous Missionnaires Oblats de Marie Immaculée), un médecin, un couple d’infirmiers, ainsi que trois enseignants, dont un directeur adjoint. Une bénédiction leur a été donnée, et le curé leur a adressé un mot de bienvenue au nom de toute la communauté paroissiale et du conseil paroissial.
Quant à la participation et à l’organisation, étaient invités à ce conseil élargi :
Les cinq catéchistes régionaux, cinq catéchistes de chaque région, les présidentes et dirigeants principaux des cinq régions, les enseignants représentants de chacune de nos écoles, ainsi que les chefs d’établissements des 18 écoles de la paroisse (11 primaires et 7 secondaires).
Deux mois auparavant, tous avaient reçu une invitation détaillant le programme des journées : les heures de prière commune, les moments d’échanges et les responsabilités liturgiques. Un fascicule de prières usuelles avait été mis à la disposition de chacun afin de nous encourager à rassembler le peuple de Dieu dans nos communautés de base et dans nos écoles autour de la prière.
Cette année, une nouveauté a marqué la rencontre : à chaque heure prévue, les conseillers se rendaient à l’église paroissiale, et la région désignée du jour animait la prière du matin, l’angélus et la prière du soir.
La prière du samedi matin a rassemblé les élèves et le corps enseignant du Complexe scolaire Saint-Joseph de la Mission, comprenant l’École Primaire Kisinsu et l’Institut Mobutu (Saint-Joseph). Commencée à 7h30, elle a précédé la messe d’ouverture de l’année scolaire, célébrée à l’intention de toutes les écoles de la paroisse, représentées par leurs chefs d’établissements, leurs enseignants délégués et plusieurs membres des comités de parents.
Cette messe votive à l’Esprit Saint a été chantée par la chorale de l’école primaire Kisinsu, la plus ancienne et mère de toutes nos écoles, accompagnée d’instruments préparés par le Père vicaire Jean-Baptiste Ngwangu, lui-même au piano. Elle fut présidée par le Père Berthier EYER, curé de la paroisse, et concélébrée par le Père Hervé Nataka et l’abbé Justin Zitisa, vicaire épiscopal du diocèse de Matadi, chargé de la formation des séminaristes et professeur au Grand Séminaire de Mayidi.
Tous, élèves, enseignants, éducateurs — ont été invités à se laisser conduire par l’Esprit Saint (Rm 8,14-17) pour que nos écoles demeurent agréables à Dieu et continuent de former à l’excellence, afin de donner à la société et à l’Église des références, selon la parole du Christ : « Vous êtes le sel de la terre et la lumière du monde » (Mt 5,13-16).
Le mot d’ordre de nos écoles a été rappelé :
« École catholique, mon école de préférence, qui me forme à l’excellence afin de devenir une référence. »
Après la messe, l’abbé Jean Makanua, président diocésain de la commission liturgique, a animé une session sur la synodalité, à laquelle ont pris part 73 participants les invités du conseil paroissial et tous les enseignants de la place. Sous le thème « Vivre la synodalité en paroisse : un appel à marcher ensemble », l’orateur a souligné que la synodalité s’impose aujourd’hui à l’Église comme un chemin de conversion missionnaire et communautaire. Nous sommes appelés à vivre une Église de rencontre, d’écoute, de discernement, de participation, de communion et de mission, une Église ouverte au dialogue et à la collaboration.
Profitant de cette session, une mise à niveau a été faite sur les nouvelles directives liturgiques diocésaines : usage du kikongo comme langue locale autorisée, prescriptions relatives à l’habillement liturgique et à la danse pendant la messe (les acolytes ne dansant que durant le Gloria, le Sanctus et l’Action de grâce).
À 15h30, le samedi 18 octobre, 46 membres du conseil paroissial élargi se sont réunis autour du curé pour commenter les enseignements de la session et en tirer des résolutions pour l’année pastorale. Les échanges ont porté sur la vie de nos communautés scolaires et ecclésiales. Éclairés par la formation reçue, les conseillers ont retenu plusieurs orientations, dont la prière incessante — car, comme l’a rappelé le curé, « la synodalité, c’est d’abord marcher ensemble avec Dieu. »
Dans un esprit de fraternité, chacun a pu partager les difficultés rencontrées et proposer des solutions concrètes. Une quête spontanée a été organisée pour venir en aide à une école endettée après la destruction de ses salles de classe par le vent.
Sur la base des comptes rendus des catéchistes ayant participé aux formations décanales et diocésaines, des sessions de formation ont été programmées pour l’ensemble des catéchistes de la paroisse. Le besoin de former et de recruter de jeunes catéchistes a été particulièrement souligné, et un appel a été lancé aux enseignants pour accroître le nombre des enseignants-catéchistes.
La journée s’est achevée peu avant 18h00, par la prière du soir dans l’église paroissiale, suivie d’un moment de repos. Le lendemain, nous avons célébré ensemble le dimanche de la Mission universelle, avant de partager un verre d’amitié et un repas festif en l’honneur des nouveaux missionnaires. Vers 14h, chacun a repris le chemin de son village le plus éloigné se trouvant à plus de 78 km.
Laurentine Kabisa Makobo
