Diocèse de Kisantu : la RN16 au cœur des préoccupations sociales et économiques de la Lukaya

Aimée MUSENGA
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Le 19 février 2026, la Première Ministre, Cheffe du Gouvernement, Judith Suminwa Tuluka, a reçu en audience à la Primature l’évêque de Kisantu, Chrispin Kimbeni.

Au centre de cette rencontre de deux cadres : la situation sociale préoccupante des populations de l’ancien district de la Lukaya et le délabrement avancé de la Route Nationale n°16 (RN16), devenue aujourd’hui presque impraticable.

La RN16 : une artère vitale en souffrance

À en croire vrai, la RN16 constitue un axe stratégique pour la mobilité des personnes et des biens dans cette partie du pays. Or, son état de dégradation avancée compromet gravement la vie socio-économique locale.

Parmi les principales difficultés évoquées :

Une chaussée fortement détériorée, rendant la circulation difficile, voire dangereuse ;

Des difficultés d’évacuation des produits agricoles, entraînants des pertes importantes pour les agriculteurs ;

Des routes de desserte agricole en mauvais état, limitant l’accès aux marchés;

Des risques environnementaux liés à la déforestation, accentués par l’ouverture anarchique de pistes alternatives.

Cette situation fragilise directement les revenus des ménages ruraux et ralentit le développement économique de la région.

Un impact socio-économique alarmant

L’évêque de Kisantu a insisté sur les conséquences concrètes de cette dégradation : hausse des coûts de transport, enclavement de plusieurs localités et baisse du pouvoir d’achat des familles vivant principalement de l’agriculture.

Les producteurs peinent à acheminer leurs récoltes vers les centres urbains, ce qui provoque de plus des pertes post-récolte et décourage les initiatives agricoles. À terme, c’est toute l’économie locale qui se trouve affaiblie dans cette contrée.

Quelle est la réponse du Gouvernement ?

Face à ces préoccupations, la Cheffe du Gouvernement a réaffirmé la volonté de l’Exécutif de mettre en œuvre des solutions structurelles durables en matière d’infrastructures.

Cette orientation s’inscrit dans le troisième pilier du Programme d’Actions du Gouvernement (PAG), qui prévoit notamment :

La réhabilitation et l’entretien de 10 000 kilomètres de routes de desserte agricole par an ;

Une couverture progressive des 145 territoires du pays ;

Une approche intégrée visant à soutenir la production locale et à dynamiser les économies rurales.

Un enjeu stratégique pour le développement rural

La question des infrastructures routières dépasse le simple cadre technique : elle touche à la sécurité alimentaire, à la cohésion sociale et à la lutte contre la pauvreté.

La rencontre entre la Première Ministre et l’évêque de Kisantu met en éclaire de l’importance du dialogue entre les autorités publiques et les acteurs sociaux pour répondre efficacement aux défis du développement territorial.

La réhabilitation de la RN16 apparaît désormais comme un enjeu stratégique pour redonner souffle à la Lukaya et renforcer l’intégration économique de cette région au reste du pays.

Agence DIACENCO

Source: Radio Maria

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